Lorsque
la 2D veut se faire aussi grosse que la 3D...
Est-ce bien raisonable ?
La 3d
est un simple effet de mode, alors la 2D veut s'y mettre,
sans pour autant renier ses principes ! Voici certainement
la démarche de sociétés qui s'adaptent
à la demande en donnant un "look 3D" à
des outils typiquement 3D. Ainsi sont apparus des panoramas
3D (Quicktime VR-iPix), des objets qui tournent (GIF-Applet
Java) ou des animations FLASH exportées depuis un logiciel
3D.
Doit on
adopter de telles technologies ? Pour quels types de besoins
peuvent-elles correspondre ? Quel avenir ont-elles ?
L'animation
3D : une série d'images 2D ?
Les écrans de nos ordinateurs, de TV ou
de cinéma affichent une série d'images planes
quelque soient leur sources. Cet état de fait donne
raison à l'équation : animation 3D = série
d'images 2D.
Dès lors, il est inutile de recourir à des rendu
3D temps réel : il suffit de précalculer des
images et de les afficher comme une vidéo ! L'objet
est animé et donne l'illusion de réalité
en 3D.
Cette
démarche ne prend malheureusement pas en compte les
caractéristiques majeures de l'internet : un média
interactif et aux débit limités et irréguliers.
La moindre vidéo sera complètement pixellisée
ou saccadée, à moins de se satisfaire d'une
fenêtre 60x40 pixels...
Rich
FX qui compresse les images de synthèse issues de Max
est certainement l'une des meilleures solutions vidéo
2D - 3D pour le web. Mais sur un 56K, l'animation se bloque
curieusement toutes les 30 secondes pour "streamer"
la scène suivante. Je croyais que "streamer"
voulait dire "en continu"... Ananova (l'avatar britannique)
a choisit Real Vidéo : ça reste fluide mais
le format "timbre poste" et le manque d'animation
ne fait malheureusement pas oublier le support vidéo
qui grève les performances de ces objets 3D.
D'autres sociétés très malines (surtout
sur le plan commercial), veulent nous faire croire qu'une
série
de photos d'un objet qui tourne suffit à remplacer
les solutions telles que Cult 3D ou Viewpoint... Or pour réaliser
une telle animation fluide il faut au minimum 16 photos clefs
(pour une rotation à 360° sur un seul axe). On
dépasse alors facilement le poids d'un objet 3D...
De surcroît, l'objet est complètement inerte
et ne réagit à aucune action, il ne peut pas
être vu sur tous ses angles et à toutes les échelles...
L'internaute n'est pas dupe et préférera
la liberté d'exploration des véritables technologies
3D, surtout si le chargement est plus court.
Le
seul avantage de cette technique (lorsqu'elle est bien utilisée)
: une représentation photoréaliste, l'absence
de plug-in (un applet java ou une séquence Gif suffit).
Dans certains cas, très précis, où la
modélisation est difficile ou l'interactivité
est non requise une telle solution peut être déployée.
Zoom 3D Server de MGI, Point Cloud et Realview 3D sont de
très bonnes technologies (est-ce vraiment des technologies
?) dans ce domaine.
Quant
aux logiciels qui permettent de réaliser des vues en
360°, ils ne rentrent pas directement en concurrence avec
la 3D. Bien que dans certains cas, les fonds animés
(démo Embaya) de scène 3D font aussi bien que
ces logiciels spécialisés dans le 360° (avec
des objets 3D superposés en plus).
Les
export "Flash 3D"
Une série d'images est trop lourde pour
le net, alors certaines sociétés propose un
rendu Flash d'animation
issues de Max ou Maya. Cette technologie reste cantonnée
à une utilisation pour des animations au look "cartoon"
complètement linéaires. En effet, Flash reposant
sur une approche vectorielle, les ombres sont systématiquement
"découpées" en aplats. Enfin, le fait
que l'animation est précalculée, empêche
tout changement dynamique de point de vue et d'interactivité.
Mais les
export Flash comblent une lacune des technologies 3D : elles
ne proposent généralement pas de rendu "cartoon"
(Shockwave 3D devrait présenté un rendu cartoon).
De surcroît, l'export Flash permet aux inconditionnels
du logiciel de Macromedia de créer des personnages
ou objets sous Max pour les récupérer en vectoriel.
Les exports
Flash 3D renouvellent un peu les animations vectorielles se
limitant trop souvent à l'animation de logos. Les graphistes
2D maîtrisant aussi un logiciel 3D peuvent faire profiter
rapidement leur créations vectorielles de "volumes
réalistes" issues de la 3D.
Technologies
Hybrides
L'avenir
de ces technologies hybrides est compromis par la concurrence
de véritables solutions web 3D. La 3D est certes plus
coûteuse à déployer, mais elle est plus
interactive et plus optimisée. Un investissement certainement
plus rentable.
L'internaute
a réellement besoin d'un espace 3D dans lequel il se
sent libre. Adobe et Macromedia, rois de la création
2D l'ont bien compris et répondent à cette attente
en proposant de véritables technologies 3D : Athmosphere
et Shockwave 3D.
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