MPEG
4.0
Le
Motion Picture Expert Group a pour but de définir des
standards dans le domaine audio/vidéo. Le comitée,
sous l'égide de l'ISO, regroupe des experts venus de
sociétés différentes. Les standards MPEG
1 (dont la partie audio continue de faire fureur sous le nom
MP3) et MPEG 2 étaient orientés TV/Broadcast.
Le MPEG 4 a pour but de s'intéresser aux flux vidéos
disposants de faibles débits. Les travaux ont été
lancé en septembre 93, la première version du
MPEG 4 a été publiée en 1998, tandis
que la seconde date de 1999.
L'architecture
du MPEG 4 est assez ambitieuse. Pour palier aux faibles débits
d'internet, le MPEG a essayer d'enrichir au maximum les fonctionnalités
de son standard MPEG 4. Ainsi, de nombreuses possiblités
gravitent autour de la vidéo streamée : la compression
d'image fixe, l'overlay video, les textures, les scènes
3D. En ce qui concerne la vidéo, le MPEG s'est associé
à QuickTime pour le type de fichier, pour la 3D le
MPEG a fait appel au web 3D consortium. En ce qui concerne
la diffusion de vidéo pure, la solution MPEG 4.0 est
aujourd'hui distancée par les solutions propriétaires
telles que le RealPlayer G2, Windows Media File 7.0... Mais
ces différentes compressions lui permette d'apréhender
tout type de vidéos : cartoon, film, diaporama...
Le MPEG
a rapidement pris conscience de l'intérêt de
la 3D. En utilisant par exemple un fond 3D et un personnage
en superposition, on éconnomise beaucoup de bande passante.
La coopération entre le MPEG et le web 3D consortium
a suivi plusieurs étapes : dans la version 1.0 du MPEG
4 le VRML avec ces principaux nodes est supporté, dans
la version 2.0 tous les nodes du VRML sont inclus. Actuellement,
le web 3D consortium souhaiterait voir intégrer au
MPEG 4 le format X3D. Le principal défaut des formats
3D mis en avant par le web 3D consortium est l'absence de
streaming géométrique. Le web 3D consortium
travaille d'arrache pied à l'amélioration du
X3D, qui devrait très prochainement faire l'objet d'une
standardisation ISO.
Aujourd'hui
il existe plusieurs "bêta player" MPEG
4 (stand alone ou plug-in QuickTime/RealPlayer) mais ils ne
supportent pas les fonctionalités 3D du MPEG 4.
Il faut dire que l'architecture du MPEG 4 est athipique :
libre aux éditeurs d'intégrer les caractéristiques
qu'elles souhaitent (dans le language MPEG 4, ces composants
correspondent à des "profiles") !
Lors du
dixième anniversaire de QuickTime, Apple a manifesté
sa volonté d'intégrer MPEG 4 dans la
prochaine version 6.0. Phillips propose également un
player ISO MPEG 4 ("WebCinePlayer") et s'est associé
à Sun Microsystems côté serveur. IBM a
développé un applet Java capable de lire de
la vidéo au format MPEG 4.0.L'industrie des médias
(cinéma, télévision...) collabore dans
le développement du MPEG 4 très prometteur pour
la diffusion de films par internet, dans la télévision
intéractive, la diffusion satellite, la téléconférence,
la vidéo sur équipements mobiles... L'internet
Streaming Media Alliance a pour but d'accélérer
le déploiement de ce standard elle regroupe : Appel,
Cisco, IBM, Philips, Sun Microsystems, AOL, Lucent, Macrovision,
Oki, Thomson Multimedia...
L'une
des principales qualité de ce nouveau format est l'interactivité.
Vous pouvez par exemple cliquer pour choisir des objets sur
une vidéo, atteindre un lien... Ouvert au Javascript
et Java, le MPEG 4 a un très gros potentiel dans ce
domaine. Espérons que les outils de création
multimédia s'ouvrent rapidement à ce format
(Adobe Premiere, Macromedia Director...).
Les outils
de diffusion (côté serveur) et la protection
des contenus (copyright) n'ont pas été oublié
et confirment le sentiment d'une solution définie avec
sérieux.
Malgré
tout, le temps passe et peu de chose se passe au niveau du
MPEG 4. Il faut dire que les membres du MPEG ont voulu ratisser
très large, en sacrifiant des caractéristiques
vitales. Avec un modem 56K, le MPEG 4 n'est pratiquement pas
exploitable. Neuf années nous séparent du déclanchement
du projet MPEG 4, les chercheurs pensaient peut-être
qu'à la sortie de leur standard les foyers seraient
tous équipés d'ADSL ! Par contre la qualité
de la vidéo est sensiblement supérieure à
celle des CODECS actuels.
Par rapport
à la 3D, l'approche du MPEG 4 est encore plus crittiquable
: pourquoi partir d'un environement 2D et y greffer des univers
3D ? Il serait plus logique de faire le contraire. Ce n'est
pas un hazard si aucun player MPEG4 actuel ne supporte la
3D... Un client VRML/X3D, tel que Blaxxun Contact a fait
le choix inverse : sur une solide architecture de base en
3D, l'éditeur a implanté des caractéristiques
propres au MPEG 4 : layers 2D, vidéo...
Le fait
que le MPEG ait pris conscience de l'intérêt
de la 3D est une bonne chose, mais actuellement le groupe
MPEG traite ce média comme une rustine qu'il applique
à la sauvette sur la roue du MPEG 4 bien trop gonflée.
Etant donné l'historique du développement du
MPEG 4 et la compostion du groupe d'experts on comprend très
bien pourquoi aujourd'hui le MPEG 4 manque de pression pour
s'imposer. Nous suivrons avec attention le développement
de ce standard dont le but initial (un media interactif streamé
pour les faibles débits) essaye de rassembler dans
un standard unificateur toutes les inovations du web : la
vidéo streamée, l'animation vectorielle, la
3D...
Liens
>Web
3D MPEG 4.0 Working Group
>MPEG
4.0 System Overviews
>MPEG
Official web site
>Many
Faces of MPEG 4.0
>Envivio
>E-vue
>Isma-TV
>IBM : HotMedia
- MPEG
4.0/Java
>Packet
Video
>Web3d
: différences MPEG4/VRML
>iVAST
>Philips-MPEG4
>Song,
Information society technologies
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>3ivx (Happy
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Electric Research Loboratories
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