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Les meilleurs softs 3D pour concevoir des objets 3d pour le web
Avril 2001

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Avant propos + les grands softs 3d pour le web.
Soft en attente de plug-ins

Conclusion


Avant propos

Pour concevoir des objets 3d il y a deux techniques différentes :
-la modélisation à partir d'un logiciel 3d (Max, Maya, Strata...)
-la numérisation 3d d'un objet (à partir d'un scan 3d ou de plusieurs photographies).
Nous parlerons dans ce dossier des softs 3d. La technique de numérisation doit encore faire ses preuves : car bien souvent les modèles géométriques générés ne sont pas optimisés pour le web.


Les softs 3d que nous utilisons aujourd'hui ne sont pas spécialisés dans la modélisation web, ils sont généralistes et proposent une multitude d'options que le concepteur 3d-web n'utilisera jamais. Certains softs servent à créer des effets spéciaux pour les plus grands films d'Hollywood. Les principaux inconvénients de cette prolifération d'outils sont : la surcharge des interfaces et les prix très élevés. Heureusement, les besoins des concepteurs web rejoignent sur de nombreux critères ceux des développeurs de jeux vidéo. Ainsi certains packaging "game developpers" peuvent satisfaire les besoins de créateurs 3d-web. Parions que cette personnalisation de l'offre fera naître des packaging 100% web 3D plus abordables.

1 Les grands softs 3D pour le web

1.1 3D Studio Max 3.0 et 4.0 (Discreet)

Les professionnels de la 3D web restent unanimes : 3D studio Max est aujourd'hui l'outil le plus ouvert pour créer des contenus 3d web. Ce produit est bien implanté en Europe dans les chaînes de production d'images de synthèses chez les concepteurs de jeux vidéo, films, trucages...

Max n'est pourtant pas un outil sans défauts : de nombreux artistes ont recours à des produits tiers pour compléter ses fonctions (ils utilisent pour la modélisation Rhino ou Amapi, et lancent des rendus fins sous Lightscape ou Mental Ray). Le rendu Scanline de base de Max n'a subit que peut d'évolution depuis les versions Dos et souffre de la comparaison avec ses principaux rivaux. Une chose est sûre : si l'on doit ajouter toutes les options de Max (Character Studio, Mental Ray...) pour le rendre aussi puissant que Maya, il n'y a plus aucun avantage économique à choisir le logiciel de Discreet. Les principaux atouts de Max réside dans la parfaite intégration à Windows, une interface intuitive (même si l'ergonomie doit encore évoluer), une très grande dynamique autour du développement de plug-ins, des outils complets et généralement biens conçus. Aujourd'hui Max est un produit incontournable.

AVANTAGES DEFAUTS

-support de toutes les technologies 3D
-Web 3d Studio livré avec Max
-outils de modélisation très complet (max 4.0)
-facilité de prise en main
-ouverture (Max Script, Game Developper)

-moins puissant que Maya en matière de modélisation, de rendu et d'animation (Max 4.0 a rattrape une partie de son retard en matière de modélisation et d'animation).
VRML Viewpoint Cult3D Pulse Mendel3D Shout3D 3Space Virtue3D Flash 3D
VRML, VRML97
(depuis la version 2.0)
exportation en ASE.
version 4.0 :
plug-in
Cult 3D Exporter
version 3.0
Plug-in version 3.0 et 4.0 Importation et conversion Importation
supportant les données issues de Character Studion
"outils maison" compatibles 3.0 et bientôt 4.0 Support Max nombreux plug-in: Vectra 3D...

 

1.2 3D Studio Viz 3.0 (Autodesk-Discreet)

Viz est destiné aux bureaux d'architectes et aux designers qui souhaitent récupérer leurs travaux Autocad afin de réaliser des rendus 3d de qualité. Viz peut aussi être indépendant et servir de modeleur. La version 3.0 est en fait une "copie" de Max 3.0 à laquelle on aurait enlevé certains outils (en particulier dans l'animation, les effets, la table de montage...). Mais pour la modélisation brut et le plaquage de texture toutes la puissance de Max est disponible. Cerise sur le gâteau : la version 3.0 dispose d'un rendu hérité de Lightscape qui permet de générer des rendus vraiment réalistes.
Le prix constitue le principal avantage de Viz (10KF de moins que Max). Viz contient tous les ingrédients pour une bonne modélisation 3d-web. Pour des projets mettant l'accent sur les animations, Max devient cependant indispensable. Attendons aussi la version Games Developpers de Max qui devrait être orienté LPM (Low Polygon Modelisation).

AVANTAGES DEFAUTS

-il reprend tous les éléments essentiels de Max.
-prix

-certains outils de max ne sont pas disponibles.

<reposant sur la même architecture plug-in de Max, le tableau de compatibilité ci-dessus est applicable (sauf shout 3D absence de Charactere Studio)>

1.3 MAYA 3.0 (Alias!Wavefront-Sgi)

Maya est aujourd'hui la Rolls des outils 3D. Comparé souvent à une "usine à gaz", Maya a le mérite d'être adapté à tous les projets. Si en Europe Max est très prisé, outre-Atlantique, Maya règne en maître (sauf dans le domaine des jeux vidéo). Il faut dire que Maya regroupe 20 années expériences (Power Animator, Studio, Wavefront, TDI) et profite du soutient de SGI (ex Silicon Graphics). Les professionnels retrouvent au sein du même logiciel des outils disponibles en option chez les concurrents. Autour de Maya, on retrouve un effort de dynamisme (des nouvelles versions régulièrement), de compatibilité (IRIX, NT, Linux et bientôt osX), de productivité et de qualité (rendu Pixar/Renderman).
Maya aligne les succès au box office et l'on voit mal comment ses concurrents peuvent inverser la tendance.

Question modélisation pour le web, les principales technologies Web 3d proposent des filtres Maya. Mais la tendance est moins systématique qu'avec Max. Maya a en effet une image "haut de gamme" (due à son prix et à son hégémonie dans le domaine des effets spéciaux), et de nombreux studio ne peuvent se permettre d'investir de telles sommes (version Unlimited : 165KF). Pour le domaine des jeux vidéo, Maya a lancé une version plus abordable Maya Builder (31KF). Maya est un outil de choix en terme de création de contenu web 3D car la phase de modélisation profite pleinement d'outils surpuissants : subdivision de surface dispo depuis v2.5, gestion des nurbs....
Maya est un excellent outil mais qui demande un lourd investissement en : formation, matériel (carte 3d pro, 512 Mo de Ram...)...

AVANTAGES DEFAUTS

-Maya est reconnu à travers le monde comme l'outil 3D le plus puissant.
-le support de nombreuses technologies web
-la possibilité de profiter de Maya sur un environnement stable Unix (IRIX et LINUX).
-des outils de modélisation très précis et puissants.

-le prix...
-temps de formation

VRML Viewpoint Cult3D Pulse Mendel3D Shout3D 3Space Virtue3D Flash 3D
VRML plug-in Cult 3D Exporter
version 3.0
Plug-in conversion non non non oui

2 Softs 3D en attente de plug-in

Tous les softs 3d méritent d'avoir un plug-in pour exporter vers les formats du web (Cult 3D, Viewpoint...) ! Mais à part Maya et Max, rares sont les softs possédant un support web (même par l'intermédiaire de plug-in). En revanche, le VRML est supporté de longue date part la quasi totalisé des softs 3d. Les utilisateurs de ces softs doivent se rabattre vers des convertisseurs ou bien attendre l'éventuel développement d'un plug-in adapté.

Les éditeurs de solutions 3d devraient prochainement apporter un support à ces logiciels : car l'on ne peut pas imposer à tous les studios travaillant sur Softimage ou Lightwave de passer à Max uniquement pour la modélisation web ! Les temps de formation sont très longs pour maîtriser pleinement un outil 3d : on ne peut pas changer du jour au lendemain d'environnement de travail.

2.1 LIGHTWAVE 6.0 et 6.5 (Newtek)

Lightwave est un soft très bien positionné : dans sa version de base il dispose d'outils de qualité : le modeleur (avec subdivision de surface), le rendu (qui a servi au Titanic...). L'animation est un peu en retrait surtout par rapport à Maya. Au final, nous avons un soft qui serait parfait pour le développement d'objets web s'il était soutenu par les éditeurs de technologies 3d. Lightwave s'utilise agréablement avec Max et possède un très large éventail de formats d'exports.

2.2 CINEMA 4D XL (Maxon)

Cinema 4D dispose désormais du plug-in Bola pour l'export en Viewpoint (il est même mieux logé que Max 3.0 qui doit passé par un fichier ASE). Cinema 4D possède lui aussi tous les raffinements d'un grand soft 3d avec BodyPaint en plus. Il serait vraiment dommage qu'aucun plug-in Cult 3D ne voit le jour pour compléter ses formats d'exportation. Maxon a lancé une version intitulé "CINEMA 4D Go" qui permet d'exporter à moindre coût en Viewpoint (ne dispose pas de certaines fonction telles que le rendu haute résolution).

2.3 TRUESCAPE 5.0 (Caligari)

True Space dans sa version Conversion Pack possède un exporter Viewpoint de très bonne facture. Truespace est proposé à un prix abordable, ce qui le rend accessible pour un large publique. Son interface est déroutant pour les infographistes issus de Max, mais les possibilités sont très étendues.
Caligari propose en outre i-Space un logiciel qui permet de développer des interfaces (boutons de navigation, titres...) en 3d à ne pas confondre avec TrueSpace (ce n'est d'ailleurs pas le même prix...) !

2.4 AMAPI 5.1 et 6.0 (Eovia - TGS)

Amapi depuis la version 5.1 possède un export vers 3Space. Ce format original a l'avantage de supporter toutes les fonctions de modélisations étendues d'Amapi, il prend en charge de nombreuses textures procédurales et les particules (non proposé dans Amapi). Amapi est souvent utilisé conjointement avec Max et ce couple forme un tandem idéal pour le web !

2.5 STRATA 3D (Strata)

Strata 3D (dans sa version gratuite) dispose d'un exporter complet CULT 3D (le même que pour Max). On regrettera les possibilités limitées de Strata en matière de modélisation et d'interface. Quant au support Viewpoint : rien est annoncé. Strata est souvent utilisé comme un simple outil de rendu et peut servir de passerelle pour la création d'objets Cult 3D.

2.6 SOFTIMAGE 3D 3.9 et Xsi 1.0 et 1.5 (Avid)

Récompensé encore une fois par les Oscars pour son rôle joué dans Gladiator (au niveau de l'animation et modélisation 3d), Softimage est un logiciel qui jouit d'une réputation hors norme (Jurassic Parc...). Malheureusement, et malgré les efforts déployés par l'éditeur canadien, il n'existe à ce jour aucun format web à l'export. Mais cette situation ne serait perdurer ! (des bruits de couloirs...) Donc, utilisateurs de Softimage soyez patients et ne changez pas de soft 3d, passez par des convertisseurs multiformats en attendant.

2.7 REALSOFT 3D (Realsoft)

Dans sa dernière version (oct. 2000), Realsoft 3D se rapproche de Maya. Peu connu, ce soft historique (il a débuté il y a 14 ans avec Amiga) est aujourd'hui très complet dans sa version de base, et comme ses géniteurs cherchent à élargir sa base d'utilisateurs son prix est très abordable (env. 10KF). La presse professionnelle a très bien accueilli ce Soft (il comprend toutes les dernières découvertes en matière de modélisation, rendering, et ergonomie). Mais attention : aucun support web à part le VRML !

2.8 Houdini (Sidefx)

Sachez que Houdini est plus utilisé outre-atlantique que Max en matière de 3D pour le cinéma ! Houdini a servit par exemple dans "The Grinch" (son architecture procédurale et hiérarchisée en font un logiciel unique et novateur). Côté support web : rien, malheureusement. Et SideFx ne semble pas destiner son produit très haut de gamme à ce marché.

2.9 Et les autres...

Ces logiciels ne sont pas particulièrement mauvais mais manquent d'atouts face aux grands pour devenir des formats web crédibles : Form Z, Infini-D, Electric image, Inspire 3D, Hash... Mais ils pourraient trouver dans la modélisation pour le web une spécialisation et un nouveau souffle !

3 Conclusion
Aujourd'hui les inforgraphistes qui modélisent des objets 3d pour le web utilisent des softs 3D généralistes qui permettent d'appréhender tous les aspects de l'image de synthèse. Or ces outils sont très chers (licence+formation+matériel) et le retour sur investissement dans le cadre d'une utilisation restreinte web 3d n'est pas évidente. Les studios qui utilisent ces softs ne font en général pas que de la 3d pour le web.

Des versions spécifiques des grands softs 3D
Les éditeurs de soft 3D proposent des version allégées de leurs softs pour différents marchés :
-3d studio Max allégé : 3d Studio Viz (pour les architectes et disigner)
-Maya allégé : Maya Builder (développeur de jeux vidéo)
-Cinema 4D XL allégé : Cinema 4D Go (amateurs)
Cette évolution logique de l'offre des éditeurs 3D va certainement se poursuivre. Aujourd'hui, la modélisation 3D web n'a pas besoin de fonctions hauts de gamme (rendu caustic, effets spéciaux...).

Le modeleur : l'essentiel d'un soft 3D-web
Logiquement les modeleurs (Amapi, Rhino...) sont des outils rêvés : ils ne possèdent que l'essentiel des fonctions d'un soft 3D pour le web. Malheureusement ils ne supportent pas la majorité des formats web. Espérons que la tendance s'inverse, car Amapi, par exemple contient des primitives géométriques très puissantes pour la modélisation.

Le convertisseur : de plus en plus puissants
Un autre outil devient très important : le convertisseur. Il sert de jonction entre les formats CAD, images de synthèses et 3D web. Okino, réalise des sorties Viewpoint parametrables de très bonne facture (poids du fichier généré, options d'exportation, fidélité du modèle...). Il s'agit d'une solution viable pour tous les softs 3d qui ne disposent pas d'un plug-in spécifique.

De puissants outils de réduction de polygones
Le plus grand défit du web, à l'heure où les accès hauts débits représentent moins de 5% au USA (pourtant n°1) est la compression des données. Il est évident que des objets 3d qui pèsent plus de 200ko sont inadaptés au web. Chaque technologie 3d propose sa propre optimisation 3D. Mais en l'absence de strandard, l'utilisateur ne peut maîtriser et paramètrer les critères d'optimisation. Des technologies telles que Rational Reducer (SIM-Cycore) et OPI de Parallel Graphics devraient être intégrées au modeleur car il s'agit d'une étape de modélisation (l'objet restant éditable). Max (n°1 dans le domaine des outils de dev. pour les jeux vidéo) l'a bien compris et propose dans sa version 4.0 un outil de réduction polygonal particulièrement efficace.

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