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Les hauts débits :
La 3D menacée par la vidéo ?
Un faux débat...

Aujourd'hui, la net économie est refroidie par un ralentissement des activités internet. On parle de la vague internet au passé, et certains veulent enterrer ce qu'ils appellent un "effet de mode". D'autres au contraire accusent les faibles débits d'être à l'origine de cette croissance timide. Un constat s'impose : l'internet n'est pas encore le média interactif indispensable !
Pour améliorer les services proposés certains ne jurent que par le haut débit, d'autres beaucoup plus réalistes s'intéressent à l'optimisation des médias. Cette démarche est justifiée par les analystes qui prévoient un déploiement très lent des connexions rapides : en 2005 moins de 14% des internautes européens seront connectés au haut débit (estimation JupiterMMXI). Ce pessimisme concerne non seulement les particuliers mais aussi les entreprises qui restent fidèles au RTC ou ISDN.
Il est urgent, pour enrayer cette crise, d'améliorer les services dès aujourd'hui, avec le matériel existant. Les internautes n'ont pas besoin d'expériences pilotes utopiques. Mais des données qui utilisent au mieux la bande passante actuelle.
La 3D est au coeur de cette problématique.

Cult 3DLa 3D améliore les services

Dans cette course à l'interactivité et à l'amélioration des services, tout le monde pense à la vidéo. La topologie du réseau ramène ses espoirs au néant. Les web TV disparaissent les unes après les autres. On peut accuser leur modèle économique non viable, mais surtout l'incohérence technologique. Même avec l'ADSL, les vidéos n'offrent pas le confort de visualisation d'un simple télé. Et pourquoi vouloir copier la télé, un média omniprésent ?
Pour gagner du terrain, le web devra innover. C'est dans cet esprit que des firmes telles que Macromedia ont lancé Flash. Mais au final, Flash reste un habillage. A part quelques exemples de jeux vidéo qui tirent parti des fonctions de Flash, nous restons dans le domaine du cosmétique. Cet un aspect certes important, mais il n'est pas suffisant.
Pourquoi la 3D échapperai à la règle ? La 3D est par nature un langage naturel et interactif. Naturel, car il décrit le monde tel que nous le connaissons : volumes, formes. Interactif car chaque objet peut être séparé et déclencher des actions.

Tout le monde veut voir dans la 3D un simple gadget. Il n'en est rien. Aujourd'hui à l'heure où l'e-commerce accuse des pertes et subit des taux de retour marchandise énormes, la 3D permet, dans une certaine mesure, d'endiguer le problème. L'objet qu'il veut acheter prend forme sous ses yeux, il peut le découvrir sur toutes ses facettes. Cette relation privilégiée entre l'internaute et le site marchand est rendu possible par la confiance qui s'instaure dès lors que l'on peut "palper" l'objet. Le virtuel au service du virtuel. Par contre certains produits ou services ne profiteront pas directement d'une représentation 3D : vente de voyage, billetterie... Bien que l'on peut imaginer la visite virtuelle d'une chambre d'hotel ou la présentation d'un service par un avatar.
Gadget ou pas ? Certains prestataires de technologie 3D annoncent des ventes améliorées de 70% et une baisse significative de 60% des retours. Convaincus ?
Reste le grand public : comment va t-il accepter cet univers 3D. Les jeunes générations n'auront aucun problème d'adaptation car le jeu vidéo, les films d'animations utilisent massivement la 3D. Ils nous a été possible de regarder l'accueil du grand public lors d'un salon : la représentation 3D photoréaliste d'un objet attire les gens. Aucun autre média permet une telle liberté d'action autour d'un objet.
La 3D rend l'internet un peu plus indispensable. C'est certain.

GibleLa 3D n'a pas besoin de hauts débits

Avec 5 Ko/sec (taux de transfert moyen avec un 56K), la moindre vidéo sera défigurée. Les fichiers 3D pèsent environ 60 à 140Ko : l'internaute attendra 10 à 20 secondes pour un temps d'exploration dépassant la minute. Lorsque l'objet est bien conçu, on a envie de le regarder sous toutes ses coutures et de profiter des interactions : ouvrir un lecteur de CD, changer ses piles, essayer différents coloris...
Certaines solutions vont encore plus loin : pour l'animation d'avatar, dès lors que le modèle géométrique est chargé, la voix et les mouvements sont en streaming continu et l'on peut imaginer des discours qui durent des heures sans interruption, en plein écran avec un simple modem 56K.

La compression : le challenge des prochaines années !

Sur internet une notion primordiale doit gouverner tous les projets : garantir un parfait équilibre entre l'attente (due au chargement) et la valeur ajoutée des informations délivrées. Nul ne pourrait contredire ce précepte. Un site qui proposerait un chargement très rapide mais une l'information inintéressante est voué à l'échec, au même titre que le site qui propose un contenu de qualité mais une très longue attente. Il est vrai que le second site pourra tout de même tirer parti de la mince clientèle qui surfent sur des hauts débits.
Des réponses à cette problématique peuvent se trouver dans le domaine technologique : streaming et compression. Le streaming apporte un contenu qui se charge dynamiquement et qui permet de faire patienter agréablement l'internaute. De surcroît, le streaming garanti à l'internaute que le chargement s'effectue dans de bonnes conditions. Espérons que le streaming 3D ne se transforme pas en ce que les webmasters on fait de cette fonction de flash : de simples barres d'attentes (aussi belles soient-elles !).
La compression est tout aussi importante : certaines technologies bénéficient d'algorithmes très puissants qui les placent parmi les plus rapides. Les formes géométriques peuvent bénéficier de réduction polygonale ou de subdivision de surfaces. Les textures doivent être optimisées au maximum, car elles représentent facilement la moitié du poids. Sans compression (le VRML par exemple) l'attente grève considérablement le plaisir de visiter des mondes virtuels.

Nous sommes dans une situation comparable à celle de l'industrie des jeux vidéo dans le milieu des Vib 3D/Nozen Studioannées 80 : la puissance des ordinateurs obligeait les programmeurs à optimiser chaque ligne de code. Ainsi chaque jeu était une petite mine d'astuces et de savoir-faire. Aujourd'hui la tendance est inversée : on veut se sentir à l'aise en développant des services disponibles que pour les meilleurs ordinateurs et les meilleurs connexions (les systèmes d'exploitations sont passés de quelques Ko à plusieurs centaines de Mo). La "fièvre de la révolution internet" a commis de nombreuses erreurs qu'il faut maintenant analyser. Mais l'inertie des investissements et des mauvais choix technologiques se fera sentir encore quelques années. Le gagnant n'est pas toujours celui qui est le mieux conçu technologiquement : Macromedia qui est aujourd'hui au centre de toutes les attentes en matière de 3D, a sur de nombreux choix technologiques oublié la réalité du réseau RTC (taille du plug-in, absence de streaming, compression géométrique).

ananovaAlors la 3D menacée par la vidéo ? En tout cas par pour demain. La 3D est une réponse immédiate au besoins d'interactivité des internautes, contrairement à la vidéo. D'autre part la vidéo est composée de plus en plus à partir d'images 3D... RealNetworks, Apple Quicktime supportent dors et déjà certains formats 3D !

 

 
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