3D-Web
Bilan & Perspectives (XVI)
Août - Septembre 2003
Le Web
en question
Les sites
3D remportent un franc succès si l'on considère
le trafic généré. Ils ont une activité
d'information, et d'échange. Sur certains aspects,
ils concurrencent directement leurs homologues de la presse
écrite : les informations bénéficient
de la réactivité du net et de nombreux tutoriels
de qualité sont proposés. De plus, l'information
sur le net bénéficie de l'indexation par les
moteurs de recherche. La presse écrite devra certainement
se différencier plus nettement pour maintenir son lectorat.
Leur marge de manoeuvre est assez réduite car le web
présente de très nombreux avantages - en premier
lieu la gratuité de l'information. C'est ce qui fait
la force et la faiblesse des sites internet. En effet, la
publicité en ligne n'est plus une source de revenu.
Bien souvent, seule la passion des éditeurs de sites
réussit à maintenir l'activité. Certains
sites ont su diversifier leur activité afin de maintenir
leurs services : c'est le cas de 3DVF qui dispose d'une boutique
en ligne très complète proposant la plupart
des softs 3D du marché. Cette activité est particulièrement
intéressante car rares sont les boutiques de vente
de softs 3D (désormais les studios n'ont plus d'excuses
valables pour ne pas aquérir leurs licences !). Notre
confrère web3d-fr - en marge de ces activités
d'informations - propose une communauté virtuelle 3D
"VR4ALL" avec des accès libres et via abonnements.
Pour 3d-test, l'activité du site permet également
de promouvoir des services autour de la 3D temps réel
(3d-testpro : conseils, études, production
de contenus 3D...). Notons égalament les tentatives
d'abonnements sur certains sites 3D/graphisme : Vocanson et
MarbleMad.
La fragilité
de ces sites web est paradoxale lorsque l'on se réfère
aux nombres de connexions. Les "E-zines" constituent
- à n'en pas douter - la véritable valeur d'internet
aux yeux de nombreux usagers. Or seuls les fournisseurs d'accès
profitent directement de ces visites. Imaginez que lorsque
vous achetez un journal seuls le détaillant et les
sociétés d'acheminement soient rétribuées
! Cela semble inconcevable, mais c'est pourtant ce qui se
passe sur le web... Les fournisseurs d'accès devraient
- en toute logique - reverser une commission à tous
les sites créant "la valeur ajoutée d'internet".
Java et
les mobiles...
Sun Microsystem
consacre beaucoup d'énegie à promouvoir Java
sur les équipements embarqués. C'est l'objet
d'une récente spécification (JSR184) rédigée
en compagnie des principaux acteurs du marché. Sun
bénéficie d'une conjoncture favorable pour imposer
Java sur portables :
- des applications Java (jeux, communication) pour téléphones
portables pré-existantes,
- compétences Java très répandue chez
les développeurs,
- optimisation matérielle du code Java sur certains
chips (Jazelle d'ARM),
- support de Java sur de nombreux OS mobiles,
- présence de Java dans les standards multimédia
(MPEG4).
Sun n'a pas de réelle concurrence sur ce secteur :
les autres solutions sont propriétaires et ne jouissent
pas de l'intéropérabilité de Java. Cela
ne veut pas dire que Sun a gagné la bataille pour autant
: les performances de Java restent encore et toujours décriées.
Sun a décidé de s'associer à SGI pour
améliorer les performances 3D en OpenGL. Petit à
petit, Java comble son retard dans ce domaine. Sur PDA, la
situation est beaucoup plus embarrassante pour Sun : Windows
Pocket PC ne cesse d'accroître ses parts de marché.
Il est possible d'éxécuter du code Java sur
Pocket PC, mais Microsoft dispose d'une force de levier incomparable
: Windows.
nVidia vs ATI
Les parts
de marché des puces 3D semble se rééquilibrer,
même si nVidia conserve une longueur d'avance sur son
principal compétiteur. Les constructeurs doivent de
plus en plu s'investir dans le développement software
pour valoriser leurs nouvelles technologies (pixel/vertex
shaders). Si nVidia et ATI ont une offre équivalente
sur la librairie DirectX, il en est tout autrement en OpenGL
ou ATI dispose déjà de drivers compatibles OPGLS.
Cette lutte qui oppose nVidia et ATI fait oublier deux éléments
cruciaux :
- Intel est le premier fournisseur d'adaptateur graphique
(avec ces chips intégrés aux cartes mères
et qui utilisent la mémoire vive centrale UMA). Une
situation préoccupante pour ceux qui tablent sur la
généralisation d'une accélération
hardware de qualité. En effet, si les cartes nVidia
et ATI bas de gamme proposent depuis plusieurs années
de bonnes performances 3D, la majorité des postes équipés
Intel sont très lents aussi bien en vidéo qu'en
3D.
- Le marché du jeu vidéo dicte l'architecture
des cartes 3D (à l'exception de 3D Labs). Les cartes
3D restent toujours très lentes dans une application
3D pro (CAD / DCC).
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