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SOFTIMAGE XSI 5.1 Foundation
Softimage/Avid - Disponible PC Windows, Linux

Softimage XSI bénéficie du programme "3D democracy" et affiche un tarif d'environ 500 USD pour la version foundation. A ce tarif, Softimage propose la plupart des fonctions de XSI. Seules les fonctions avancées - qui ont un intérêt limité dans le domaine de la 3D temps réel - ne sont pas incluses. Alors, XSI Foundation est-il donc une bonne affaire ?

Les technologies WEB3D / 3D temps réel compatibles

Première ombre au tableau : Softimage XSI ne supporte pas le VRML (ni le X3D). Cette lacune est particulièrement dommage lorsque l'on sait que le VRML a l'interêt d'être présent sur une large gamme d'applications 3D autant dans le domaine DCC (3DS Max, Maya, Cinema4D, Lightwave...) que CAD (Catia, Rhino, AutoCAD...). Même si aujourd'hui le VRML est peu utilisé pour la diffusion de contenus, il n'en reste pas moins un standard d'échange de données 3D entre applications. Pour transférer des données 3D, Softimage priviligie des formats plus récents de type "cross-DCC" : FBX et Collada. Ils permettent - en théorie - de récuper un large pannel d'attributs (nottament animation) entre les softs DCC. Dans la pratique, ces formats cross-DCC ne sont pas si efficaces que cela ; espérons que leurs éfficacités s'amélioreront au fil des mises à jour régulière. Nous avons réussi à transférer des données 3D depuis Softimage vers 3ds max en utilisant le FBX ; mais nous sommes (avec les versions actuelles des plugins cross-DCC) plutôt réservés sur le résultat - nottament en production sur un parc de machines équipés de Maya, 3ds max et Softimage.

Parmi les technologies web3D compatibles avec Softimage XSI nottons Virtools, Living Actor, Shockwave3D. Le moteur Ogre 3D, tout comme la plupart des middleware pour le jeux vidéo supportent Softimage. De plus, Softimage exporte vers DirectX, Unreal... Ajoutons à cela le dotXSI un format documenté qui permet de récupérer toutes les informations de la scène 3D. Ce format permet de réaliser ses propres exporter et d'intégrer des contenus 3D vers la plupart des middleware.

La gamme de formats en import et en export constitue le talon d'Achile de XSI. Les éditeurs de technologies 3D temps réel développent systématiquement des passerelles avec Autodesk 3ds max, mais rarement vers les deux autres ténors de la 3D : Maya et Softimage XSI. Avant de faire le choix de Softimage, vérifiez attentivement la compatibilité avec les formats que vous utilisez et le workflow qui en résulte.

La mise à jour 5.1 de XSI permet d'améliorer le workflow avec 3ds max (version 8.0 uniquement) en exportant directement les données vers le soft d'Autodesk.

L'interface

< Les utilisateurs de 3ds max et Maya regretterons certainement leurs icônes : ici tout est en texte ! Il est probable que le design de l'interface (gros bouttons, couleurs) ne soit pas du goût de tous le infographistes. Cependant la plupart des éléments de l'interface sont ajustables et il est même possible d'avoir une interface proche de celles de Maya ou de 3ds max pour permettre une transition en douceur (avec racourcis claviers). Mais rapidement, vous passerez aux racourcis XSI car se sont les mieux intégrés.

Avec de l'habitude, l'interface devient vite efficace : on apprécie les racourcis claviers pour les subdivisions, les sélections, les opérations sur les polygones... Le Cluster permet de créer des sélections nommées qui faciliteront les sélections successives. Autre atout : un historique vraiment conplet. A tout moment, vous pouvez revenir sur des paramètres de transformation d'un objet (attention, certaines transformations, peuvent produire des résultats surprenants). Une fois l'objet 3D finalisé vous pouvez bien sûr initialiser les transformations afin de réduire les temps de traitement. Les utilisateurs de 3ds max seront probablement déroutés dans un premier temps : même si XSI est aussi puissant que 3ds max les méthodes pour arriver au même résultat sont complètement différentes. Par exemple, pour la gestion des "groupes de lissage" (smoothing group), XSI utilise une approche singulière (au niveau des edges) mais l'on parvient au final aux mêmes résultats ! Idem pour les sub-material où là il faudra passer par les clusters pour faciliter les sélections. Les outils d'ancrage (snap), de contraintes, de hierarchie, de gestions de paramètres sont excellents.

Nous regrettons - par rapport à 3ds max - une certaine rigidité dans la gestion des projets et des fichiers. Softimage - tout comme Maya - repose sur une arborescence particulière et génère beaucoup de dossiers inutiles pour chaque projet. L'explorateur de fichiers semble issu de l'univers Unix ce qui est déconcertant.

Modélisation et texturage

Pour la modélisation en polygones, les outils mis à disposition dans XSI sont excellents : il ne manque aucune fonction essentielle et de nombreuses fonctions peuvent être rajoutés si nécessaires. Les boites de dialogues autorisent un paramétrage des fonctions plus détaillé que dans 3ds max. Les fonctions de subdivisions locales sont très intéressantes. De plus, il est possible d'afficher sur l'écran les informations d'un mesh afin de ne pas dépasser un certain budget de polygones.

Pour appliquer des textures à un objet vous avez bien sûr le choix entre plusieurs projections ainsi que la possibilité d'ajuster les coordonnées UV aux images dans un utilitaire qui n'a rien à envier à l'Unwrap de 3ds max. Le Render Tree permet de créer des matériaux à la manière de Maya : on connecte des blocks entre eux pour atteindre les cannaux diffuse, specular, bump, etc. Cette approche à l'intérêt de créer des matériaux complexes rapidement. Le Render Tree permet de définir à la fois des matériaux pour un rendu Mental Ray, mais aussi pour générer un shader OpenGLSL ou nVidia CG (DirectX 9). Softimage XSI fut d'ailleurs le premier soft DCC à supporter les pixel et vertex shaders (nov. 2002).

Une puissance redoutable !

Les points forts de Softimage sont imanquablement l'animation et l'intégration de Mental Ray. Depuis plus d'une décénie (Softimage 3.0), Softimage est une référence en matière d'animation de personnages (FK et IK). XSI a inauguré le mélange d'animations qui permet d'atteindre un degré de réalisme encore plus important. Les animations de vertex sont gérés dans une fenêtre à part.

Pour le rendu, Softimage intègre le moteur Mental Ray et la fonction de rendu interactif est productive et contrairement à celle de 3ds max elle ne ralentit pas les actions de paramétrages. Il est également possible de réaliser des map de rendu (Render Map) pour appliquer aux objets 3d temps réel de superbes effets lumineux (ambiant occlusion, ombres douces, rendus Mental Ray...).

Conclusion

Softimage XSI foundation est sans aucun doute une excellente affaire, son efficacité en fait un choix idéal dans les domaines broadcast et entertainment. Les nombreuses références de l'éditeur dans ces domaines ne nous contredireront pas*. Malheureusement, les utilisateurs de Maya et 3ds max seront complètement perdus dans un premier temps ! Mais vos efforts seront récompensés car même si le workflow est différent, la puissance et la robustesse du logiciel ne sont plus à démontrer. Pour ceux qui doivent utiliser XSI dans le domaine de la 3d temps réel il faudra veiller à la compatibilité des formats d'export.

Les plus Les moins
- prix - pas de VRML
- puissance - systèmes de fichier et de sauvegarde
- richesse fonctionnelle - interface
- stabilité  
- productivité (après une bonne formation)  
- render tree  
- qualité du rendu  

*Références dans le domaine entertainment : Capcom, EA, Namco, Valve, UbiSoft...

Lien
>Softimage

 
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