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Que valent les technologies 3D web gratuites ?
Septembre 2001

Vous n'avez pas les moyens d'une multinationale et vous souhaitez publier des objets 3D pour le net ? De nombreuses possibilités s'offrent à vous.

Une solution 3D s'articule autour de ces deux principaux éléments : un format 3D et un player web (plug-in ou applet Java). Le format 3D est le plus souvent propriétaire et limité à une technologie. Le player web interprète les données 3D pour afficher l'objet ou la scène. Le savoir-faire des éditeurs de technologie 3D se mesure par la qualité d'affichage, la rapidité de chargement des objets et les fonctionnalités du plug-in. Une grande partie des players web repose sur l'utilisation de librairies graphiques 3D ou API prenant en charge l'affichage 3D (OPEN GL et Direct X). Il manque d'ailleurs peu d'éléments à Direct X pour devenir un format web 3D (il est déjà omniprésent dans les jeux vidéo). A quoi consiste alors la plus value apportée par les technologies web 3D ? On peut citer l'intégration à la page web, la compression des informations, la qualité des outils de développement...

Usage non commercial

Pour un usage non commercial, les technologies 3D les plus réputées vous ouvrent grand les portes ! Dans la plupart des cas on entend par usage non commercial : un site personnel où l'on ne fait pas la promotion de produits ou services, un site scolaire, un site associatif à but non lucratif *... Vous pouvez bien sûr utiliser ces technologies pour réaliser des maquettes pour un usage interne (excepté publication intranet). Certaines technologies sont protégées par un Watermark, il faut alors contacter l'éditeur afin de le retirer (exemple : Cult3D). Les objets Viewpoint ne comportent pas de Watermark lorqu'ils sont utilisés off line (sur votre disque dur), le Watermark n'apparaît qu'après publication. Certaines technologies n'offrent pas de licences gratuites dans le cadre d'une utilisation non commerciale, c'est le cas des technologies reposant sur un système de licence classique : vente de logiciels de création/publication gratuite (Macromedia Shockwave Director 8.5, Brilliant Digital Studio 2.0...).

* ses limitations d'usages dépendent d'un éditeur à un autre.

Les technologies 100% gratuites

Le VRML est un format standard de la 3D : on le retrouve dans presque toutes les application 3D de Catia (Dassault System) à Amapi ! Aujourd'hui, il est possible de créer des animations 3D en VRML 97 (la dernière version) et de les publier librement sur le web. Certaines intéractions peuvent-être réalisées directement dans 3DS Max(Create/Helpers/VRML97). Malheureusement, certains comportements d'objets doivent être programmées à la main, par des lignes de codes. Pour lire un fichier VRML les internautes utilisent par défaut le dernier plug-in installé sur leur machine (Cortona, OpenWorlds ou Blaxxun Contact). Il faut donc spécifier dans votre fichier HTML le plug-in à utiliser, pour forcer son utilisation. Cela est d'autant plus gênant qu'ils n'ont pas les mêmes fonctions ! Blaxxun est aujourd'hui le plus rapide et le plus complet. Il gère parfaitement l'accélération matérielle, et offre des performances supérieures à celles de technologies beaucoup plus coûteuses.

Le X3D, est la dernière évolution du VRML. Les plug-in capables d'interpréter le VRML sont le plus souvent compatibles avec cette nouvelle norme. Le X3D suit la tendance actuelle en étant compatible XML. Pour visualiser un fichier X3D, le meilleur moyen est d'utiliser l'applet Java Blaxxun 3D. Cet Applet très léger, ne regorge pas de fonctions exotiques : il prend en charge l'affichage 3D, constant light, flat shading et anti-liasing. L'utilisation du Flat Shading s'avère dans la pratique très aléatoire et demande une programmation particulière du fichier 3D. Avec de l'expérience, vous pouvez réaliser des choses tout à fait convenable.

Alice est une technologie web 3D développée par des universités américaines. Son utilisation, ses outils de créations sont 100% gratuits. L'ensemble est d'un bon niveau pour qui sait la maîtriser. Vous pouvez réaliser des animations complexes et interactives, le plug-in est léger, un langage gère l'interactivité, les sources de lumières peuvent-être animées, notons aussi la possibilité d'intégrer des particules... Le seul défaut se situe dans le rendu qui ne propose ni d'antialiasing, ni de lissage de polygone suffisant (groupes de lissage de Max). Globalement il s'agit d'une bonne solution pour les petits budgets. Les auteurs semblent avoir par contre jetté l'éponge, puisque depuis 2 ans il n'y a pas eu de mise à jour majeure (l'exporter Max supporte les versions 2.5 et inférieures). Vous trouverez sur le site alice.org, des tutoriels, et de nombreuses démos.

Anfy Team, un groupe de programmeurs Java propose Anfy3D, un applet Java capable d'afficher des objets 3D. Le format 3D est propriétaire : .a3d. On peut utiliser une passerelle de conversion VRML/A3D ou bien créer des objets directement dans un module dédié. Malheureusement ce dernier ressemble à une usine à gaz en puissance... L'applet est rapide et complet et gère un maximum d'effets pour du Java (réflexions, accélération Open GL...). Une excellente façon de déposer des objets 3D sur un site sans dépenser un sous ! Pour une utilisation commerciale, l'enregistrement est souhaitable (49$/domaine).

Kaon, autre technologie 3D Java, propose une politique de licence originale : lorsque vous voulez afficher un objet photo réaliste vous devez obligatoirement passer par le studio de création Kaon, dans le cas d'objets imaginaires l'utilisation de la technologie est gratuite.

Les véritables coûts

Les technologies 3D plus onéreuses ne cessent de le clamer : pour déployer des objets 3D, le coût des licences n'est qu'une partie visible des coûts de déploiement ! Il mettent en avant la simplicité de leur mise en oeuvre qui réduit les coûts de développement. Dans la pratique il n'en est rien. A ce jour, aucune technologie 3D, à part Shockwave 3D, n'est orientée productivité. Les outils sont à peine utilisables tellement ils sont buggés, et dans tous les cas il faut avoir l'âme du bidouilleur pour s'en sortir.

Seuls véritables avantages de certaines solutions plus coûteuses : la compression 3D et le rendu impecable. Gageons que prochainement les technologies gratuites apportent des amélioration significatives à ce niveau.

 

 
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