| Q&A |
Bee-OH,
Franck CRISON, Pôle Réalité Virtuelle et
Systèmes Embarqués ESIEA
Juillet 2009 |
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Bee-oh est basé sur le moteur 3D OGRE. Trois
étudiants ont travaillé pendant 5 mois
sur le projet, en sacrifiant la plus grande partie de
leur temps libre pour mener à bien ce projet
ambitieux. ”
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"Bee-OH" en action |
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| Q1 |
Pouvez-vous
nous décrire brièvement le projet Bee-OH ? |
| A1 |
Le
projet Bee-oh est né d’une rencontre entre le Réseau
Biodiversité pour les Abeilles et en particulier avec
son président Philippe Lecompte et trois étudiants
de l’ESIEA - Ecole d’Ingénieur en Informatique,
Electronique, Automatique - (Naëm Baron, Yoann Fausther,
Aurélien Milliat) qui souhaitaient travailler sur un
projet de réalité virtuelle dans le cadre de leur
projet de recherche de 4ème année.
Le projet, constitué de trois applications, offre la
possibilité de se mettre à la place d’un
apiculteur, d’un agriculteur et d’une abeille.
Pour l’application « Abeille », des périphériques
spécifiques ont été développés.
Se présentant sous la forme d’ailes, ces dispositifs
capturent l’amplitude et la vitesse du mouvement des bras
de l’utilisateur. |
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| Q2 |
Quel
est le message éducatif que vous souhaitez faire passer
à travers de serious games ? |
| A2 |
Le
message porte principalement sur le problème de la disparition
de l’abeille, acteur indispensable de la pollinisation.
Une des sources étant la malnutrition des abeilles, l’utilisateur
peut se rendre compte physiquement de la difficulté pour
se nourrir lorsque les ressources sont faibles et éloignées
de la ruche. Il peut aussi agir sur l’environnement en
se mettant à la place de l’agriculteur et en gérant
les cultures. |
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| Q3 |
Avez-vous
pu mesurer la pertinence d'un serious games auprès des
utilisateurs ? |
| A3 |
Le
premier retour est venu du grand public lors de la première
présentation de l’application pendant le salon
Laval Virtual 2009, au mois d’avril dernier. Ces retours,
très positifs, ont montré que les utilisateurs
étaient très réceptifs aux explications
complémentaires après l’utilisation de l’application.
La combinaison ludique et pédagogique ainsi que la stimulation
multi sensorielle ont attiré de nombreuses personnes.
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| Q4 |
Quel
mode de diffusion privilégiez-vous pour diffuser Bee-OH
(CD-Rom, Web...) ? |
| A4 |
Le futur de l’application n’est pas encore complètement
établi. Cette première version a montré
que ce projet a donné naissance à un outil de
sensibilisation très intéressant et ne doit surtout
pas rester unique. Des contacts ont été pris avec
différentes associations apicoles afin de les associer
à notre réflexion. |
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| Q5 |
Pouvez-vous
nous donner quelques informations quant au développement
: moteur 3D utilisé, nombre de développeurs, durée
du développement ? |
| A5 |
Bee-oh est basé sur le moteur 3D OGRE. Trois étudiants
ont travaillé pendant 5 mois sur le projet, en sacrifiant
la plus grande partie de leur temps libre pour mener à
bien ce projet ambitieux. |
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| Q6 |
Quelles
sont les principales différences entre un serious games
tel que Bee-OH et un jeu vidéo ? |
| A6 |
Un
exemple de différence entre Bee-oh et un jeu vidéo
: aucun score n’est à battre.
Dans le cas de l’application « Abeille »,
l’interface ne comporte aucun texte ni nombre pour ne
par perturber l’immersion. L’utilisateur va ressentir
réellement l’effort à produire et la fatigue
physique suivant la distance à parcourir pour aller d’une
fleur à la ruche.
Dans le cas de l’application « Agriculteur »,
un score est présent dans l’interface, mais c’est
uniquement un indicateur de biodiversité qui permet de
comprendre l’incidence d’une action sur l’environnement.
Dans le cas de Bee-oh, l’objectif n’est pas non
plus de « faire passer du temps » à chaque
personne : quelques minutes suffisent pour faire comprendre
la problématique et à donner quelques pistes pour
la résoudre. |
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| Q7 |
Aujourd'hui,
le serious games est encore marginal en entreprise ; pensez-vous
que son utilisation va se développer dans les prochaines
années ? |
| A7 |
Le
serious games nécessite un temps de développement
qui est loin d’être négligeable pour une
approche industrielle métier. Avec des boites à
outils et des ordinateurs de plus en plus puissants, il est
possible que ce point évolue rapidement, mais il reste
pour l’instant encore beaucoup de chemin à parcourir.
Ce type d’outil ne peut donc s’appliquer aujourd’hui
qu’à des cas particuliers où le retour sur
investissement est possible lorsqu’un public important
est touché ou pour des cas de figure ou la sécurité
des personnes ou des biens peut être mise en jeu. |
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