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 Q&A

Marc Petit,
Autodesk Media & Entertainment
Juin - 2009

 

“Newport sera accessible à des architectes, des designers et des ingénieurs sans aucune formation speciale. C’est un peu un Keynote d'Apple pour la 3D! Il s’intègre facilement dans un environnement web et se connecte à toute sorte de périphériques”

< Affichage temps réel avec 3ds max 2010

   
Q1 Autodesk est le leader incontesté dans le domaine DCC. Comment maintenir dans ces conditions un terreau fertile pour l'innovation ? Existe-t-il suffisamment d'émulation ?
A1

Plus que jamais ! Que ce soit l’industrie du film ou du jeu, nous assistons à des changements importants des méthodes de production, pour intégrer la stéréoscopie par exemple. De plus en plus, les coûts de productions sont devenus le sujet majeur dans tous les segments de l’industrie, en particulier dans le jeu. Nos clients ont de nombreuses alternatives, que ce soit des produits commerciaux ou leur capacité de développement interne. Nos produits DCC sont très matures, l’innovation se concentre avant tout sur l’efficacité et la productivité de la chaine de production. Nous travaillons en collaboration étroite avec nos clients pour leur apporter des solutions à la réduction de couts et l’intégration des nouvelles techniques de production et pour les motiver adopter nos dernières versions, ce qui est capital pour nous!

   
Q2 3ds max 2010 apporte un très grand nombre de nouveautés. Pouvez-vous nous parler de la fonction qui à vos yeux est la plus marquante?
A2

La chose la plus marquante reste le nombre des nouvelles fonctionnalités, une autre façon de répondre à la question précédente ;-) Plus sérieusement, les performances du module de rendu interactif sont assez époustouflantes tout en garantissant un haut niveau de compatibilité avec mental ray, cela devient vraiment intéressant.

   
Q3 Certains parlent de 3ds max comme étant un "plugin central". La légendaire ouverture du logiciel ne le rend-il pas plus "lourd" et moins rapide que ces concurrents ?
A3

3dsmax est reconnu pour ses performances avec des modèles extrêmement complexes, l’ouverture du logiciel ainsi que la disponibilité de nombreuses applications de tiers-partie en font la plate-forme de référence de l’industrie. 3dsmax est une plateforme fiable, versatile et très ouverte, nous sommes toujours très surpris de découvrir comment nos clients l’utilisent. Nos clients industriels s’en serve de plus en plus comme une solution de visualisation mais aussi de simulation.

   
Q4 Depuis de nombreuses années on évoque une convergence entre pré-calculé et temps réel. Sommes-nous encore loin aujourd'hui de cet objectif ? Des initiatives comme mental mill peuvent-elles tracer des ponts entre ces deux mondes ?
A4

Tout à fait, cette convergence se matérialise année après année, le module de rendu interactif de 3dsmax 2010 en est une preuve, il utilise effectivement la technologie MetaSL et mental mill de mental images. Cette technologie nous permet d’avoir des fonctions avancées dans le module interactif (motion blur, profondeur de champ, tone mapping) tout en garantissant un grand niveau de compatibilité visuelle avec le rendu software.

 

 

 

 

rendu temps réel 3ds max 2010 >

   
Q5 Depuis le rachat de Softimage par Autodesk, l'avenir du format Collada semble s'être assombrit au profit du FBX. Partagez-vous ces inquiétudes ?
A5 Pas vraiment, FBX et Collada ont chacun des succès dans des secteurs différents du marché. Nous supportons Collada dans tous nos produits. Investir dans FBX nous permet de livrer une interopérabilité avancée entre nos produits (entre Revit et 3dsmax par exemple) et d’ouvrir nos environnements de productions à nos partenaires et aussi a nos concurrents pour le bénéfice de nos clients qui désirent des environnements ouverts.
   
Q6 Souhaitez-vous introduire des domaines d'utilisation pour 3ds max, Maya et Softimage afin d'orienter le choix des utilisateurs ou bien souhaitez-vous laisser la liberté de choix ?
A6 Nous pensons qu’il est important de laisser la liberté de choix à nos clients, en particulier à cause de leurs investissements en termes de formation du personnel, de développements spécifiques et de données existantes. Cela nous conduit à dupliquer certaines fonctions mais le message que nous recevons de nos clients à ce sujet est très clair !
   
Q7 Aujourd'hui pensez-vous que le FBX réponde à tous les besoins d'échanges de données 3D à travers les logiciels DCC d'Autodesk ?
A7 Je pense qu’on est encore assez loin des niveaux d’interopérabilités requis par nos usagers. Nous continuons à investir de façon importante dans FBX et il reste pas de travail !
   
Q8 Il est bien sûr trop tôt pour tirer un bilan de l'acquisition de Softimage. Pouvez-vous nous dire cependant comment c'est déroulé l'intégration de la nouvelle équipe et quelles sont les nouvelles perspectives pour Autodesk et les utilisateurs de Softimage ?
A8 L’intégration fut très facile, j’ai retrouvé avec plaisir mes anciens collègues de Softimage et nous nous sommes mis au travail rapidement. Bien sûr, nous travaillons sur les prochaines versions de XSI (maintenant appelé Softimage) mais nous avons aussi intégrés les équipes de Softimage avec nos équipes de middleware, ensemble, ils travaillent à mettre en place des solutions pour créer et intégrer facilement des personnages interactifs crédibles y compris au niveau émotionnel en intégrant nos technologies d’animation et d’intelligence artificielle.
   
Q9 Parmi les nombreuses expérimentations du Lab d'Autodesk, nous avons retenu "Newport" et "Dragonfly". Pouvez-vous nous décrire brièvement le projet "Newport" et en quoi cette solution 3d temps réel va-t-elle aider les utilisateurs des logiciels Autodesk à créer des visites virtuelles ? Avec "Newport", n'avez-vous pas peur de faire de l'ombre aux éditeurs de moteurs 3D temps réel tels que Unity3D, Quest3D, Virtools, Nova (...) ?
A9 Newport est le dernier-né de la division Media & Entertainment et c’est un projet qui me tient particulièrement à cœur ! Il permet de faire des présentations interactives de produits, d’automobiles, des visites guidées de bâtiments ou de villes numériques. Contrairement aux autres solutions interactives 3d que vous mentionnez, Newport ne requiert aucune connaissance de programmation ou de logique pour créer du contenu interactif. Tout l’aspect narratif et éditorial se fait a travers des assistants très simples et très puissants. Manipuler une camera dans un espace 3d quand on est un novice pour faire une prise de vue de qualité est extrêmement compliqué ! Un mauvais mouvement de camera peut complètement désorienter le spectateur et lui faire perdre le fil de l’histoire ou de la visite ! Nous rendons le processus de prise de vue virtuel complètement trivial et les séquences produites sont souvent très belles. Newport sera accessible a des architectes, des designers et des ingénieurs sans aucune formation speciale. C’est un peu un Keynote d'Apple pour la 3D ! Il s’intègre facilement dans un environnement web et se connecte à toute sorte de périphériques, comme montré ici.
   
Q10   "Dragonfly" montre comment l'avenir des applications 3D web 2.0. Pensez-vous que la 3D sur le web doit passer par Flash ?
A10  Pas forcément, Flash est une plateforme interactive intéressante mais il y en a d’autres. Un projet comme Dragonfly démontre l’intérêt de solutions essentiellement orientées vers le serveur.
   
Q11 A propos de "Newport" et "DragonFly" : ces technologies expérimentales sont elle destinées à être commercialisées ?
A11 Ce sont deux exemples de technologies très innovantes, elles seront commercialisées à terme sous une forme ou sous une autre…
   
   
   
 
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