| Q&A |
Gilles
CAMPISI
PDG et co-fondateur de Bucefale
10/06/03 |
| Q1 |
Brève
présentation de Bucefale et de ses activités. |
| A1 |
Bucefale
est une société française, implantée
dans le nord. Elle a été crée en 2000 et
historiquement son champs d'activité était la
formation en 3D des chirurgiens ophtalmologistes. Depuis, elle
a élargi son périmètre en développant
un savoir faire sur la création d'outils virtuels 3d
pour l'industrie. Pour cela, Bucefale a développé
un environnement de développement rapide de simulateurs
3D multimédia : SEED. |
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| Q2 |
En
quoi SEED (votre environnement de développement) réduit-il
les coûts de conception d'applications d'e-learning ? |
| A2 |
SEED
permet à des designers sans connaissance particulière
en programmation de développer une solution complète.
ils maîtrisent ainsi toutes les étapes du développement
sans se préoccuper des contraintes techniques et sans
faire appel à des compétences onéreuses.
De plus, en supprimant l'étape auparavant indispensable
de la programmation, SEED permet de réduire le temps
de développement de plus de 50 % tout en laissant une
liberté totale au concepteur. Au final, c'est le client
qui est gagnant. |
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| Q3 |
Quels
sont les domaines d'enseignement visés par SEED ? |
| A3 |
SEED
peut se décliner dans beaucoup d'applications, quelles
soient industrielles ou marketing. Pour autant, Bucefale vise
en priorité la mécanique de précision.
Les besoins en terme de formation sont importants et récurrents.
Cette activité est gérée en interne.
Il est à noter que de plus en plus d'agences multimédia
sont intéressées par notre application. Nous pensons
que les simulations réalisées par ces agences
seront plus à destination du e-marketing. |
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| Q4 |
L'architecture
de SEED autorise t'elle le travail collaboratif, par exemple
l'intervention en live du formateur ? |
| A4 |
C'est
le développement logique de notre application. Toutes
nos ressources sont actuellement consacrées au développement
du collaboratif. Une version verra le jour à l'automme
prochain. |
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| Q5 |
En
quoi SEED peut aider la formation et s'intégrer aux dispositifs
pédagogiques ? |
| A5 |
"Cent
fois sur le métier...". En recréant des univers
virtuels 3D et leurs aléas, SEED permet à l'apprenant
de se plonger dans un environnement connu ou à connaitre.
L'apprenant peut ainsi revenir à l'infini et à
sa convenance sur le module à intégrer parfaitement.
Il peut ainsi connaitre les étapes qui "pêchent",
les corriger et ainsi être l'acteur de sa formation et
se l'approprier. Sans compter qu'un maitre peut parfaitement
être associé au processus d'entrainement.
SEED est donc la finalité de tout dispositif pédagogique
en ce sens qu'il permet la mise en pratique des acquis théoriques.
SEED permet l'enrichissement des personnes et des structures.
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| Q6 |
Comment
est accueilli SEED auprès du personnel formateur et des
apprenants ? |
| A6 |
Nous avions quelques interrogations au tout début quant
à la capacité des chirurgiens ophtalmologistes
à utiliser un outil de formation 3D sur internet. Aujourd'hui,
il y a un ophtalmologiste français sur quatre qui l'utilise.
Quant aux apprenants, ils exigent de la part de ces spécialistes
qu'ils se soient formés avant avec SEED avant d'assister
aux cours. Dans l'opération, tout le monde est gagnant,
le laboratoire qui fournit moins de matériel mais avec
plus de "rentabilité", le personnel formateur
qui maximise l'impact de la formation et bien sûr le chirurgien,
qui apprend à minimiser le nombre de gestes parasites,
à réduire le temps de l'intervention... |
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| Q7 |
SEED
est-il accessible aux formateurs désirant produire des
contenus pédagogiques ? |
| A7 |
Oui,
car nous ne pouvons pas connaitre toutes les spécifités
de tous le métiers. Aussi, ceux des formateurs qui le
souhaitent peuvent très bien se procurer SEED pour produire
leur propre contenu. |
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| Q8 |
Pourquoi
avez-vous choisit Java 3D comme moteur de rendu ? |
| A8 |
Nous
avons choisi Java3D pour plusieurs raisons :
- D'une part le développement en Java et Java3D offre
une très grande souplesse. Cela permettait donc de développer
une application efficace sans s'engager dans un dévelopemment
interminable.
- D'autre part le monde Java est résolument tourné
vers l'univers du web et particulièrement actif. Chaque
amélioration de Java et Java3D permet de perfectionner
SEED et les simulateurs qu'il génère sans en augmenter
le coût.
Enfin, l'unique argument en défaveur de Java3D ne tient
pas : Java est réputé pour être lent et
nous rencontrons souvent des réticences lorsque nous
annoncons que nous développons des applications 3D en
Java. Cependant, Java3D est une API et non un moteur de rendu.
C'est une couche qui permet d'utiliser facilement les possibilités
d'autres moteurs 3D. Java3D est compatible avec OpenGL et DirectX
et utilise donc pleinement toutes les capacités d'accélération
3D des cartes graphiques. |
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| Q9 |
Est-il
possible d'interfacer une application générée
à l'aide de SEED avec des interfaces de réalité
virtuelle ? |
| A9 |
Pas
pour le moment. Nous avons déjà réfléchi
au problème et nous nous sommes apercu que ces interfaces
très spécifiques n'étaient pas suffisamment
répandues pour que nous les gérions dans SEED
dès à présent.
Cependant Java3D gère déjà certaines interfaces
de réalité virtuelle et nous pourrons donc facilement
les gérer également. Cela ne fait pas partie de
nos priorités pour le moment mais nous les gérerons
sans doute dans une prochaine version. |
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| Q10 |
Les
applications SEED sont-elles consultables sur MacOSX, Linux
et en intranet ? |
| A10 |
Il
est tout à fait possible d'utiliser les applications
SEED en intranet ou même en local. Cela permet de concevoir
des applications avec plus de contenu multimédia par
exemple ou des objets plus détaillés. Lorsque
le poids des données n'est plus une préoccupation,
les graphistes peuvent alors se permettre de faire des choses
encore plus impressionnantes.
Java3D existe sous Linux mais malheureusement pas encore sous
MacOSX. Les simulateurs générés par SEED
sont donc utilisables sous Linux mais pas sous MacOSX. Nous
espérons qu'une version de Java3D pour MacOSX verra bientôt
le jour. |
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| Q11 |
Comment
se positionne Bucefale par rapport au standard MPEG 4.0 ? |
| A11 |
Dans
le monde de la 3D aussi bien que de la vidéo, les standards
sont nécessaires pour développer efficacement.
Les objets MPEG 4.0 sont basés sur VRML et un loader
VRML pour Java 3D est disponible. Ce loader a été
développé par Sun qui le poursuit actuellement.
Il me semble que le web Consortium s'interesse également
au format X3D. Or ce format est également géré
par Java3D.
Actuellement nous nous concentrons sur des formats qui sont
très communément utilisés dans le but de
minimiser les travaux de modélisation. En effet, une
entreprise qui possède déjà des objets
3D correspondant à son activité pourra créer
un simulateur à moindre coût. Nous ne voulons pas
imposer à nos clients de systématiquement créer
de nouveaux objets. MPEG 4 (et particulièrement son utilisation
en 3D) n'est pas très répandu mais si ce format
se démocratise nous pourrons sans doute le gérer
sans difficulté. |
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| Q12 |
Quelles
sont les ambitions de Bucefale en terme d'E-learning 3D ? |
| A12 |
Nous
souhaitons devenir sous cinq ans, l'une des références
Européenne de système d’information dynamique
collaboratifs 3D. Mais plus que tout, nous serions les plus
heureux si nous étions perçus comme la manufacture
qui produit et fournit les outils pour réaliser les simulations
les plus extraordinaires, les plus réalistes et les plus
interactives en France et en Europe. |
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