| Q&A |
Cult3D
Cycore
Olivier Tyrbas,
16/03/02 |
| Q1 |
Les
web Agency sont habituées à travailler avec des
softs qui permettent de diffuser librement les créations
(Photoshop, Flash...). Ne craignez-vous pas de les déstabiliser
avec votre type de licence ? |
| A1 |
Merci
de nous donner la parole sur un sujet qui intéresse les
lecteurs de 3d-test. Oui, notre mode de distribution en a déstabilisé
certains ! Nous espérons que cette entrevue contribuera
à répondre à leurs questions. Tout d’abord
Cycore France a maintenant plus d’un an d’existence
et atteint son équilibre financier. Dans la conjoncture
actuelle ce n’est déjà pas si mal et c’est
aussi la preuve que notre fonctionnement est cohérent. |
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| Q2 |
Comment
fonctionnent les licences de Cult3D ? |
| A2 |
Le
schéma est simple. Le client final paie une redevance
annuelle en fonction de l’utilisation qu’il nous
déclare. Le coût évolue entre 580 euros
et 17 980 euros par an et par site, et ce pour un nombre illimité
d’objets. Pour un usage hors ligne illimité (Powerpoint,
Active-X, Acrobat), la licence est de 6 380 euros par an. Nos
partenaires disposent tous de notre tarif détaillé.
Comme il s’agit du cœur du problème quelques
commentaires s’imposent. Si nous proposions des licences
par poste, le coût des licences serait trop onéreux.
Le taux de piratage en France dépasse les 70% pour certains
types de logiciels. Nous atteindrions ce pourcentage si nous
fonctionnions suivant ce mode. Je trouve cela injuste pour ceux
qui paient leurs licences. D’un autre côté,
comment exiger d’un indépendant qu’il investisse
des sommes importantes dans un logiciel de Web3D alors qu’il
a déjà des difficultés à rentabiliser
ses logiciels de modélisation ?
Beaucoup de ceux qui critiquent notre mode de fonctionnement
semblent oublier que les acteurs du web en France sont en majorité
jeunes et fragiles. Le capital de ces sociétés
réside plus dans leur capacité d’innovation
que dans leur trésorerie ! Donc, la licence par poste
ne nous semblait pas –dans notre marché- la meilleure
des solutions. En conclusion, seul le client final peut assumer
le coût de l’utilisation de notre technologie. Par
ailleurs, il est logique que ce soit le bénéficiaire
qui en assume le coût puisque c’est lui qui bénéficie
des retombées. S’associer à la croissance
de ses clients ne me semble pas inique !
Vous remarquerez aussi qu’un nombre croissant d’éditeurs
dans le domaine de la 3D –notamment dans le monde de la
mécanique- proposent maintenant des contrats de maintenance
annuels incluant les mises à jour. Ce système,
proche du nôtre, permet aux clients de lisser leurs coûts
de licences, et de disposer d’un parc toujours à
jour. |
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| Q3 |
Existe
t-il des licences "illimitées", pour la durée
de vie d'un produit par exemple ? |
| A3 |
Le
tarif ne permet pas à un client d’acquérir
une licence illimitée parce que nous fonctionnons sur
un mode de redevance annuelle. Cependant, la périodicité
des licences est négociable. Très souvent la
« durée de vie » d’un produit est
connue dès le départ ! A nous d’intégrer
cette durée de vie dans nos calculs.
Il nous arrive aussi de proposer à certains clients
des contrats pour un nombre d’objets limités
ou pour une ligne de produits. A l’origine notre tarif
était fondé sur ce principe.
Par ailleurs, certains intégrateurs incluent la licence
dans le cadre plus vaste d’une maintenance annuelle
du site. Ce n’est qu’une question d’interprétation
! Sur ce point nous sommes ouverts.
En résumé, nous étudions avec chaque
partenaire le coût de la licence afin que son projet
puisse aboutir. Nous attachons une attention extrême
à ce que chacun de nos partenaires disposent d’un
prix cohérent.
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| Q4 |
Quel
est votre mode de distribution ? |
| A4 |
Pour
Cult3D, Cycore France a opté pour un système
de distribution indirecte. Après avoir testé
plusieurs approches, nous ne concédons aujourd’hui
des licences qu’à des intégrateurs qui
ont une compétence avérée en 3D, des
clients et une motivation à vendre du web3d en Cult3D.
Le second point est que nous n’organisons pas de concurrence
entre les distributeurs. Nous limitons le nombre de distributeurs
dans chaque région parce que nos partenaires investissent
énormément dans Cult3D. Nous devons protéger
leur investissement. Ceci n’empêche pas les acheteurs
de faire jouer la concurrence, mais sur des bases saines.
Dernier point, nous attendons de chaque intégrateur
qu’il dispose d’une compétence métier
précise. En effet, la présentation d’un
téléphone portable demande une expertise différente
de la promotion d’une voiture.
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| Q5 |
Est-ce
qu'un constructeur peut proposer à ses revendeurs ou
concessionnaires l'affichage dans leurs boutiques en ligne un
produit en Cult3D ? |
| A5 |
Bien
sûr ! Tant que les licences sont bien acquittées,
il n’y a aucun problème sur le fond à
négocier un prix pour un groupe de sites. |
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| Q6 |
Quel
est le coût moyen ("tout compris") d'un objet
web 3D au format Cult3D ? Est-il supérieur à ceux
produits avec une autre technologie ? |
| A6 |
Comme
nous ne faisons pas de vente directe en France nous n’avons
pas une vision exacte de ce sujet ! Le coût moyen observé
se situe «tout compris» entre 1 000 et 25 000 euros
par objet. En moyenne, les prix tournent entre 3 000 et 6 000
euros.
Il nous semble que le coût d’un objet Cult3D soit
inférieur à beaucoup d’autres technologies
parce que notre système de programmation est l’un
des plus simples ! Cependant, il faut prendre aussi en considération
la complexité de la programmation. On ne peut donc pas
comparer le coût d’un «objet-qui-tourne»
avec un objet entièrement fonctionnel.
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| Q7 |
Pensez-vous
que les objets 3D feront prochainement leur arrivée dans
les boutiques en ligne, et seront satisfaisants d'un point de
vue des délais de fabrication, et des coûts? |
| A7 |
Les
boutiques en ligne ont constitué dès le départ
nos premiers clients. La 3D devient indispensable lorsque le
client souhaite expliquer le fonctionnement de son produit ou
qu’il souhaite se démarquer de ses concurrents.
Mais le coût de la 3D rend les choses difficiles pour
les sites qui ont de nombreuses références ou
des références qui tournent trop vite.
Les délais de fabrication sont beaucoup plus faciles
à gérer. Par ailleurs les sites de E-commerce
arrivent en général à planifier suffisamment
à l’avance leurs plans de ventes pour que les modeleurs
puissent réaliser les modèles à temps.
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| Q8 |
Quels
sont pour vous les ingrédients d'un objet web 3D réussi
? |
| A8 |
Dans
le cas de Cult3D le passage vers le web ne pose pas de problème.
Il faut moins d’une journée à un modeleur
pour maîtriser notre designer. Seule une parfaite connaissance
de la modélisation est une condition «sine qua
non». Elle ne supporte aucune approximation. Pour le reste,
chaque intégrateur garde jalousement secret ses «recettes
de fabrication». Nous ne voulons donc pas répondre
plus précisément à cette question ! |
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| Q9 |
Où
sont les objets 3D en relief annoncés au Siggraph 2001
? |
| A9 |
Ils
sont disponibles sur certains sites, notamment sur le site de
Dassault Aviation ! Les deux derniers avions présentés
dans la médiathèque intègrent la stéréoscopie.
Tous ceux qui disposent des lunettes disponibles lors du salon
du Bourget peuvent les voir. Mais nous aurons certainement l’occasion
de revenir sur ce sujet prochainement ! |
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