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 Q&A Christian Bouville
France Telecom R&D/DIH/HDM Research Unit Manager
03/02/03
Q1 Brève présentation de vos activités et vos liens avec le consortium web 3d.
A1

France Télécom R&D a commencé à s’impliquer dans les technologies 3D dès le démarrage des activités du groupe MPEG4 en 1996. En fait, il existait déjà dans nos équipes une expertise importante provenant de travaux antérieurs dans le domaine de la production audiovisuelle d’animations de synthèse. Très tôt, nous avons poussé le groupe MPEG4 à se rapprocher de VRML pour la spécification de la partie « système » de la norme, c’est-à-dire essentiellement les aspects graphe de scène. Depuis, notre rôle dans le consortium a surtout consisté à assurer la cohésion entre les travaux du groupe ISO/MPEG4 et ceux du Web3D.


   
Q2 Brève présentation du consortium web 3D et du symposium de St Malo.
A2 Le rôle du consortium Web3D est :
- De créer des normes ouvertes permettant d’exploiter du 3D interactif dans le monde du Web
- De promouvoir ces normes par un soutien des entreprises exploitant ces standards et des programmes de formation

Le Web3D se veut être le centre de compétence dans le domaine du 3D interactif pour la communauté du Web.
Le Symposium de Saint Malo est le huitième du genre. Cette année, nous avons essayé de mettre l’accent sur les technologies 3D pour les terminaux mobiles (PDA, téléphone portables) qui connaissent un développement rapide ne ce moment. Nous avons également essayé de réunir un bon programme académique.

   
Q3 Pourquoi France Télécom s'interesse à la 3D on line, et pourquoi s'est-il associé au consortium web 3d ?
A3 La 3D online concerne France Télécom à plusieurs titres. De manière très générale, on peut dire que la 3D va s’imposer de plus en plus dans le design des IHM (NDLR Interface Homme-Machine). Les nouvelles générations sont déjà très accoutumées au look-and-feel des IHM 3D du fait du succès des jeux 3D. Plus précisément, la 3D apparaît comme un élément essentiel pour présenter certaines informations (site touristique, aide à la localisation, résultats de moteur de recherche sur le Web, etc.) ou pour introduire de la virtualité : c’est le cas des assistants conversationnels ou des environnements collaboratifs qui s’intègrent totalement dans les technologies de communications de groupe.
France Télécom est membre du Consortium Web3D pour faire progresser la normalisation dans le sens des applications qui nous concernent et développer des partenariats de recherche ou de développement industriel.
   
Q4 Quels sont les objectifs de la manifestation prévue à St Malo ?
A4 Notre objectif est d’abord de réunir un public très large sur le thème de la 3D pour le Web et plus généralement, avec le développement des réseaux mobiles, sur tous les réseaux publics de télécom. Cette conférence est internationale mais nous espérons également attirer beaucoup de monde de la communauté du Web3D en France car, à mon avis, cette communauté est très riche et a relativement peu d’occasions de se rassembler. C’est une occasion unique de se faire connaître et développer des partenariats. A ce titre, je recommande le Web3D Showcase qui donne la possibilité à toute société ou toute personne passionnée de présenter ses travaux.
   
Q5 A qui s'adresse cette manifestation ?
A5 Cette manifestation s’adresse à un public très large : chercheurs, développeurs, marketteurs, artistes,.. Web3D 2003 propose en effet des activités très variées : tutoriels, ateliers, concours artistique, exposition, communication scientifique
   
Q6 Quelles relations entretient le consortium avec les entreprises et la recherche ?
A6 Les deux communautés coopèrent dans les groupes de travail de manière assez libre car les normes déposées par le Web3D sont, à la différence de MPEG4, non protégées par des brevets et donc libre de droits d’exploitation.
   
Q7 Quels ont été les enseignements des deux précédents symposium (Paderborn, Tempe) ?
A7 Ce type de Symposium est plus facile à organiser en Europe car les charges de réservation d’hôtels sont bien moins lourdes en Europe. Ces charges pénalisent lourdement le budget des conférences aux USA. Tempe a été relativement difficile à organiser car elle est survenue en pleine dépression (la fameuse bulle Internet a eu des effets dévastateurs dans tous les secteurs).
   
Q8 Le consortium web3D travaille sur plusieurs projets en même temps, comment s'organise ses recherches ?
A8 Il vaut mieux consulter le site Web sur ce point. Je joins un organigramme qui peut vous éclairer :
   
Q9 Les formats MPEG4, X3D, VRML, OpenHSF et Java3D sont au menu du symposium 2003. Traditionnellement on pense que le consortium ne s'occupe que du VRML et X3D. Comment expliquez-vous ce changement ?
A9 Ce revirement s’est produit il y a 3 ans. Le Web3D ne pouvait éviter que des solutions propriétaires se développent, le Web3D a donc choisi de s’ouvrir à ces solutions pour ne pas se couper de ces sociétés et leur permettre de contribuer aux futures normes.
   
Q10 Où en est le X3D ?
A10 Les progrès sont lents mais réels. A mon avis, cette difficulté résulte de l’orientation « royaltee-free » du Web3D qui diminue la motivation contributeurs du monde industriel.
   
Q11 Selon vous, pourquoi la 3D est elle le parent pauvre du MPEG 4 ? Avec l'arrêt de Blaxxun Interactive et du projet Song y a t-il une chance de voir un jour des contenus MPEG 4 incluant de la 3D ?
A11 mon avis, la 3D n’est pas le parent pauvre du MPEG4. Elle intègre l’intégralité des fonctionnalités de VRML avec en plus des fonctions supplémentaires comme l’animation pour les humains virtuels 3D et la compression et la déformation de maillage 3D.
   
Q12 Quel regard portez-vous sur les solutions 3D propriétaires ?
A12 Ces solutions sont généralement plus ciblées que VRML. Elles peuvent donc être plus performantes que VRML dans le domaine concerné mais elle ne pas couvre pas toute l’étendue des fonctionnalités de VRML. Ceci constitue à terme un danger réel de multiplication des standards de fait. Pour éviter les inconvénients des normes généralistes (performance réduite, taille de téléchargement importante), X3D s’appuie sur une approche multi-composant avec au centre un noyau de visualisation de taille très réduite.
   
 
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