| Q&A |
Philippe
KRZYZOSTANIAK
Responsable commercial, Ste Naxos Images
10/05/01 |
| Q1 |
Brève
présentation de Naxos-Images. |
| A1 |
Naxos
Images est un studio de développement 3D. La société a été
créée en avril 1999. Spécialisée au départ en infographie
3D (images fixes et animations), Naxos Images a vite développé
une activité parallèle orientée 3D ‘temps réel’ on-line et
off-line. Aujourd’hui nous proposons nos services dans les
diffèrents domaines d’utilisation de la 3D (Publicité, TV,
Cinema, Internet, Architecture, CD-Rom, Jeux & Multimedia,
etc.). 10 personnes aujourd’hui composent l’équipe d’infographistes/
dessinateurs / animateurs/ designers/ développeurs/ architectes/
commerciaux.. |
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| Q2 |
Quelles
sont les technologies 3D-Web supportées par Naxos Images ? |
| A2 |
-
SCOL de Cryo Networks,
- CULT3D de Cycore,
- Qedplayer de Qedsoft,
- Nemo de Virtools,
- MTS de Viewpoint (mais on évite car aucune politique commerciale
viable),
- D’autres sont en étude selon les besoins (Pulse3D, B3D, Atmosphere,
Director 8.5, etc.). |
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| Q3 |
Dans
quelques jours, Naxos Images proposera une nouvelle démo mettant
en scène un Avatar 3D. Quelle est la technologie utilisée et
pourquoi ? |
| A3 |
Nous
allons utiliser la technologie de Qedsoft. Cette technologie
permet le streaming des données dans un contexte web convivial
(layer). La compatibilité d’importation est très interessante
(Max, FilmBox, Maya) et permet de vraiment bien travailler avant
de mettre en boite dans Qedstudio pour la diffusion Internet
(ou Intranet). Le rendu est fidèle et permet beaucoup d’opérations.
Bien entendu, cette technologie n’est pas faite que pour des
hôtesses ou stewards de site mais permet aussi de présenter
des objets, des espaces 3D en immersion éventuellement. De plus
c’est une technologie ‘française’. Cela fait plaisir de voir
que le marché 3D sur le web n’est pas basé sur des technologies
étrangères et que les français se débrouillent bien (Scol, Qedplayer,
etc.) |
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| Q4 |
Pourquoi
ne pas avoir utilisé des technologies telles que Pulse ou Mendel
? |
| A4 |
Ces
technologies, pour certaines très bien, ne permettent pas un
point important pour nous : la gestion des layers pour afficher
la scène 3D. Il est donc nécessaire de réserver un emplacement
sur la page web pour afficher les hôtesses/stewards. L’autre
fait, c‘est aussi d’avoir un interlocuteur sachant écouter avant
de pousser un ‘carton/licence’. Les gars de Qedsoft sont sympas,
ouverts à l’esprit 3D avant toute chose bassement commerciale
(mais obligatoire !). |
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| Q5 |
Il
y a t-il des recommandations différentes entre la modélisation
pour le web et celle pour le jeu vidéo ? |
| A5 |
Juste
une petite (rires) : le nombre de polygones ! Pour le web, le
mot d’ordre est « minimum ». Il ne faut pas oublier que les
données sont transférées sur le web, que les internautes n’ont
pas tous du haut débit, qu’ils ne sont pas tous patients. Bien
que le jeu soit de plus en plus 3D temps réel, qu’il soit de
plus en plus aussi on-line, la modélisation n’est pas la même.
Le web obligera l’allégement des objets (en faces et
textures et complexité de la scène). |
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| Q6 |
Que
pensez-vous de l'annonce faite par Adobe de prendre part au
marché web 3d (Athmosphere) ? |
| A6 |
Elle
arrive avec du retard mais elle arrive bien. Cela montre que
la 3D sur le web a un avenir réel et n’est pas juste du luxe
pour certains. Le fait qu’Adobe annonce un produit de gestion
d’immersion 3D (Atmosphere) est une bonne chose. Les éditeurs/acteurs,
déjà présents sur le marché, vont accélérer leurs
développements pour garder un maximum de parts de marché qu’ils
ont du mal à acquérir. Une course aux technologies les plus
poussées ne fera que du bien en premier pour les internautes
et ensuite pour les prestataires qui proposent des sites 3D.
Cela va nous forcer à avoir plus de compétences et mettra la
barre toujours plus haute pour les nouveaux à venir sur ce créneau.
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| Q7 |
Que
pensez-vous du marché web 3d en France ? |
| A7 |
Il
s’est réveillé réellement depuis janvier 2001 ! Beaucoup de
boulot en perspective. Un business florissant pour ceux qui
sauront se positionner avec compétences. |
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| Q8 |
Si
demain, un client souhaite utiliser une technologie 3D que vous
ne supportez pas actuellement, êtes-vous capable de vous adapter ?
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| A8 |
Oui,
sans aucun problème. Notre veille technologique nous permet
d’appréhender très rapidement le besoin d’un client par rapport
à notre maîtrise habituelle de certaines technologies. De plus,
ces technologies nécessitent d’abord une bonne maîtrise de la
modélisation avant de partir dans de l’intégration ou du développement.
Une application web 3D c’est 80 % de 3D pure (Maya, Studio Tools,
Max) et 20 % de la technologie employée (Scol, Cult3D, etc.).
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| Q9 |
Vos
studios utilisent-ils des outils de digitalisation (scan 3D
et motion capture) ? Ces outils sont-ils efficace pour générer
des modèles ou des animations pour le web ? |
| A9 |
Nous
utilisons actuellement des outils matériels et logiciels pour
la motion capture (ainsi que Scan 3D). Nous avons un partenariat
très fort avec une autre société spécialisée dans la motion
capture. En matière de modélisation, nous nous débrouillons
nous-même. Nous modélisons entièrement les personnages par soft.
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| Q10 |
Quelle
est la part du web 3D dans vos activités ? (jeux vidéos, films
3d...) |
| A10 |
Aujourd’hui
le web 3D représente 30% de notre activité, demain 50%. Le jeux
vidéo rejoignant le web/internet, on pourra même admettre faire
75% sur le net d ici la fin de l’année ! |
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| Q11 |
Le
marché de l'immersion 3d (Scol, vrml, Atmosphere) souffre d'une
image de lenteur et de décors dénudés. Cette impression est-elle
encore justifiée aujourd'hui ? |
| A11 |
Je
ne pense pas que l’on puisse dire ça aujourd’hui. On ne peut
pas comparer Scol ou Atmosphere à VRML. Le VRML souffre d’un
manque flagrant de qualité par rapport à ses concurrents. Nous
arrivons à priori à faire de belles choses avec Scol. La lenteur
étant dépendante de la puissance des machines, il est vrai que
cela pourrait être mieux, mais nous faisons confiance à Cryo
Networks ! En ce qui concerne Atmosphere, sa gestion dynamique
des lumières est un plus par rapport à Scol mais le reste est
nettement moins plaisant. Nous avons choisi Scol car c’est la
technologie la plus ouverte avec des résultats très acceptables.
Nos travaux ont quasiment tous plu graphiquement et ne souffraient
pas spécialement de lenteurs (cf la ville de Lille en 3D). |
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| Q12 |
Que
pensez-vous des solutions Java 3D ? |
| A12 |
Elles
pourraient prendre le dessus mais la guerre entre Microsoft/Sun/etc
impose un manque réel de compatibilité. Les navigateurs font
leur propre sauce côté java quand ils le gérent (cf Opera !)
Un vrai java universel serait bien reçu dans la communauté web
! |
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| Q13 |
Le
concept du "film 3d" inauguré avec B3D vous parraît-il intéressant
? |
| A13 |
Brilliant
nous avait surpris l’année dernière quand nous avions vu ce
qu’ils proposaient. Voir Superman, Xena en feuilleton 3D sur
le web est ‘marrant’ et peut être mieux perçu que du film timbre
saccadé ou une animation flash plate. Nous nous y sommes intéressés
mais n’avons eu aucun débouché lucratif pour le moment par rapport
à Cult3D ou Scol |
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| Q14 |
Pour
vous, la 3d-web est elle avant tout un moyen de différenciation
et de prestige ou bien un outil marketing pour augmenter ses
ventes ? |
| A14 |
C’est
à mon avis tout çà en même temps. Bien qu’en fait, un site utilisant
la 3D se différenciera d’autres sites (html, flash, Qtvr,
etc.) et aura une aura médiatique plus attirante et donc un
flux d’internautes plus important. Ensuite si cette 3D est bien
réalisée, bien exploitée, elle deviendra un très bon outil marketing.
Les demandes qui nous arrivent sont claires : faire de
la 3D pro avec une touche ludique pour avoir un support des
médias qui équivaudra certaines fois à une campagne publicitaire
sans ses coûts ! Nos travaux, dans les semaines à venir, en
seront l’exemple même. |
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