Hardware
Tout oppose ces deux machines : d'un côté le PCTablet d'Archos embarque une version Starter Edition de Windows 7 tandis que l'iPad est boosté par iOS. Le temps de démarage est donc logiquement beaucoup plus court avec l'iPad puisqu'il est prêt en quelques secondes (après le premier démarage du système qui est beaucoup plus long). Il se met en veille et redémare quasi-instantanément, l'iPad est donc beaucoup plus réactif que l'Archos 9 sur ce plan là (compter 1 minutes 20 sec pour un démarage complet sous Windows 7, tandis que la reprise après une veille prolongée est également longue). Archos 9 PC Tablet L'Archos 9 est arrivé sur le marché bien avant l'iPad, c'est donc à ce titre un précurseur. Il est un peu plus lourd que l'iPad (compter environ 100g de plus sur la balance) et son design est moins épuré que son homologue. En revanche, il est beaucoup plus ouvert et évolutif que la tablette d'Apple : prise USB, batterie escamotable. Question navigation on regrette que l'écran soit si peu réactif : pas de multitouch et les sélections sont hasardeuses (on est loin de la technologie d'écran capacitif de l'iPad). En revanche nous apprécions la "souris" tactile située à droite de l'écran. C'est assez ergonomique puisque l'on peut l'utiliser tout en tenant l'appareil entre les deux mains. Franchement, c'est assez réussi (seule la sensibilité du pointeur n'est pas assez importante par défaut). Le clavier virtuel fonctionne assez bien, mais la pression des doigts sur l'écran n'est pas toujours reconnue. L'autonomie est d'environ 3h30 en utilisation mixte. Penchons nous, sur la 3D... L'Archos embarque un chipset intégré Intel pour la 3D (GMA 500). Inutile de tourner autour du pot : il s'agit d'une puce 3D aux performances obsolètes. Lorsque la scène 3D est très simple (par exemple un objet du portail 3DVIA), ça passe encore... Mais dès que la scène comporte plus de 100 000 triangles ou bien des matériaux complexes l'affichage est très poussif. C'est fort dommage ! Espérons qu'Archos embarque prochainement un produit nVidia (ion) ou bien AMD (fusion)... En revanche, malgré ces critiques assez vives, nous avons un avis favorable sur la machine. En effet, en adoptant Windows le PCTablet ne tire pas un trait sur la compatibilité ! Ainsi vous pouvez accéder aux contenus Flash pour voir des vidéos sur Youtube ou Daylimotion. Vous pouvez installer des plugins web, pour voir des objets en 3D via Unity3D, 3DVIA Player... Bref, il s'agit d'un appareil très pratique et IMMEDIATEMENT utile, sans avoir à payer des dizaines d'App ! L'iPad d'Apple Inutile de revenir sur le design de l'Apple ; nos confrères se sont déjà enflammés dessus à juste raison quand il s'agissait de son design et de son ergonomie (excepté le clavier en mode portrait qui necessite d'avoir de très longs doigts pour atteindre les caractères situés au centre). En ce qui concerne la 3D, la tablette d'Apple est une pure merveille : le PowerVR SGX fait des merveilles dans l'accélération de l'OpenGL 2 ES. Résultat : l'affichage 3D est très fluide, même avec des matériaux complexes (shaders). C'est un véritable plaisir de surfer avec 3DVIA mobile HD pour iPad : la navigation multitouch répond très rapidement aux sollicitations. Une réussite ! Les jeux sont également très rapides. En revanche, compte tenu de la mémoire et de la résolution importante de l'écran (1024x768), un très grand nombre de textures n'est pas possible (on notera que les textures sont d'une résolution inférieure sur 3DVIA Mobile que sur le portail 3DVIA sur PC).
Ces deux machines nous ont enthousiasmé ! L'Archos n'est certes pas la tablette la plus sexy, en revanche il s'agit d'un choix judicieux en entreprise car l'on peut profiter d'un environnement PC sans frais d'adaptation. En revanche, l'iPad est une platforme aux formes séduisante et un écran très brillant qui met en avant vos contenus. Mais nous n'aimons pas l'écosystème fermé de la pomme : Safari n'autorise pas le Flash, ni tout autre plugin 3D. Et il n'est pas encore question de webGL avec Safari sur iOS... Du coup, vous devez vous rabattre sur des applications gratuites ou payantes sur l'AppleStore. Heureusement certaines technologies desktop permettent de générer du contenu pour cette plateforme. C'est le cas de Shiva3D et Unity 3D.
Archos 9 PC Tablet, 60GB Apple iPad |
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Cintiq 21UX Wacom Sur les bureaux des designers on retrouve souvent, à côté ou à la place de leur écran, une tablette Wacom. Le Cintiq 21UX peut tout à fait remplacer l'écran puisqu'il s'agit d'un écran interactif à stylet. Il peut être comparé à un tablet PC excepté le fait qu'il ne dispose pas d'unité centrale. Il se connecte à votre ordinateur par la prise VGA/DVI et USB. L'installation est assez rapide : vous glissez l'écran dans son support et vous avez des bras, derrière l'écran, qui vous permettent de l'incliner. L'ensemble donne une impression de solidité bien méritée. L'écran pivote à 180° vous pouvez ainsi passer d'un affichage portrait à un affichage paysage. Lors de l'opération, il se peut que le coin de l'écran touche la table : vous devez alors rapprocher l'écran du bord de la table pour le tourner. Après quelques traits sous Photoshop, vous sentirez tout le potentiel du Cintiq ! La précision du stylet est vraiment surprenante, surtout pour moi qui avait plutôt l'habitude des stylet de Tablet PC ! Le touché, la précision, la réactivité : tout contribue à vous immerger dans une expérience "naturelle" proche de celle que vous avez avec un crayon et une feuille de papier. Même des dessins avec MS Paint deviennent jolis ! Pour un infographiste qui dessine sous Photoshop, Painter, Sketchbook cet écran est un "must have". Inclinez le stylet, effleurez l'écran, c'est vraiment un plaisir de dessiner avec ! Nous avons également testé la tablette avec 3D Coat, Softimage et Sculptris. 3D Coat supporte les stylet Wacom et la peinture sur un objet 3D - tout comme avec Photoshop CS4 Ext - est un régal ! Sous Softimage peindre des weightmap est aussi très agréable, naviguer dans la scène, tourner un objet ne posent aucun problème. Les autres opérations : sélections, modélisation polygonale, animation ne profitent pas autant du stylet. D'autant plus que Softimage fait un usage important du middle click ! La modélisation de type sculpture (3D Coat, Zbrush...) profite beaucoup plus du périphérique. Le Cintiq 21UX est d'une précision telle que vos traits seront beaucoup plus continus que ceux que vous auriez pu faire à la souris. Du coup, appliquer des rides sur un personnage avec 3D Coat devient complètement naturel, comme si vous dessiniez sur du papier.
La configuration de l'écran et du stylet
Le verdict
Nous vous encourageons à tester ce produit, surtout si vous utilisez beaucoup Photoshop (ou un autre logiciel de dessin) ou bien si vous modélisez avec Zbrush, 3D Coat ou Mudbox.
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NVIDIA organise chaque année avec ses principaux clients et partenaires une réunion autour de ses produits professionnels. La gamme quadro – selon une étude IDC citée par le constructeur – détiendrait 90% de parts de marché dans le milieu professionnel. Cette écrasante domination des puces du caméléon ne vient pas pour autant entamer la motivation des équipes de NVIDIA. En effet, dans les nouvelles applications telles que le ray tracing, la 3d stéréoscopique et le GPU computing les besoins de puissances sont énormes. Nous avons pu nous entretenir avec le staff de NVIDIA et mesurer à quel point les futurs challenges étaient une source d'inspiration. Mes confrères de la presse professionnelle (CAE, CAD) et moi même se sont fait l'écho d'une question redondantes de nos lecteurs. Compte tenu du fait que la gamme pro (Quadro) et la gamme consummer (GeForce) partagent la même base hardware (la puce graphique), pourquoi préférer les cartes Quadro vendues nettement plus cheres ? Cette préoccupation d'économies particulièrement présente pour les petits studio et les freelances qui disposent de budgets serrés semble embarrasser nos interlocuteurs. A cela, NVIDIA met en avant l'effort réalisé par ses équipes pour le développement de pilotes spécifiques qui autorisent dans certains cas des gains de performance de l'ordre de x3 (avec les drivers AutoCAD ou 3ds max dédiés). Le travail des ingénieurs de NVIDIA consiste à étudier la manière dont ces logiciels communiquent avec la carte 3D et de maximiser ces échanges. Ainsi la gamme Quadro dispose de pilotes certifiés et un utilisateur peut alors bénéficier d'un support technique. Ce type de service est primordiale dans le cadre d'une production où les enjeux financiers sont importants et la fiabilité du matériel utilisé est un facteur clé. Les pilotes optimisés justifieraient donc ce surcoût. A cela s'ajoute la qualité de fabrication des cartes Quadro (directement assurée par NVIDIA, puis distribué par PNY en Europe) qui garantie une plus grande fiabilité des cartes. NVIDIA a mis en avant l'étroite collaboration de ses équipes avec ses clients pour améliorer le workflow et obtenir des effets visuels encore plus poussés. Ainsi, NVIDIA a collaboré avec Weta pour accélérer la création d'images 3D pour Avatar (architecture CUDA aurait été employé pour soulager le traitement de scènes comportant des milliards de polygones). NVIDIA revendique sa participation dans de nombreux films et parmi de nombreux projets industriels innovants. Nous avons assisté à une visite guidée des différents partenaires de la « Round Table » de NVIDIA. A notre grand regret, nous n'avons pas été convié au stand d'Autodesk. Voici un bref tour d'horizon : mental images (filiale NVIDIA)
Nous avons assisté à deux démos illustrant l'usage d'iray. La première concerne une présentation desktop de RealityServer. Un modèle 3D de Renault Twingo comportant 7 millions de triangles était rendue en Ray Tracing dans le navigateur web. Les temps de calcul étaient courts et le rendu progressif permet d'obtenir quasi instantanément un premier aperçu. La technologie est prometteuse et certains constructeurs ont manifesté leur intérêt.
L'autre démo – qui a fait surgir les appareils photos (!) - concerne l'utilisation de la même technologie sur iPad. En effet, tout navigateur internet peut accéder aux contenus produit par reallity server, Safari ne fait pas exception à la règle. La vitesse d'affichage dépend essentiellement du serveur à produire les images et à la vitesse du réseau pour la transmettre. Par ailleurs, mental images se félicite de voir de nouveaux acteurs utilisant ses technologies d'affichage. En plus des utilisateurs historiques (Autodesk, Dassault Systèmes, PTC), BunkSpeed a annoncé le support de iray tout comme RTT.
RTT est devenu au fil des années un acteur majeur dans le domaine de l'automobile. Les logiciels de l'éditeur allemand sont présents chez la plupart des constructeurs automobiles (Toyota, PSA...). Deltagen produit des rendus temps réel de très haute qualité qui permet de valider les différentes configurations (variantes) d'un véhicule. La version présentée comportait un module supplémentaire qui permet à tout instant de calculer en raytracing un point de vue. Ainsi, les réflexion et réfractions sont calculées fidèlement et le réalisme augmente encore d'un cran. Ecrit en CUDA, le moteur de ray tracing est particulièrement rapide et offre une qualité d'image digne des meilleures shoots de publicité ! RTT projette également de proposer aux utilisateurs un mode RayTracing iray. Les logiciels RTT sont fondés sur un scenegraph NVIDIA (SceniX), mais peuvent cependant s'exécuter sur un PC équipé d'une carte ATI (l'éditeur émet cependant des réserves de compatibilité quant aux drivers).
RTT complétera également son offre en intégrant directement dans la visualisation des données de simulation. Le module FluidDyna utilise l'architecture CUDA pour accélérer d'un facteur 20 les résultats de la simulation. Nous avons également pu assister à la démonstration des outils RTT dans l'étude d'ergonomie. Dassault Systèmes présentait pour sa part l'intégration d'iray directement dans Catia v6 ! Le système de calcul épaulé par des calculateurs Quadro Plex rendait un 4x4 Range Rover en très haute définition. La qualité des images produites est exceptionnelle digne des meilleurs rendus. Le rendu progressif d'iray permet une manipulation en temps réel de la caméra. A terme, si la qualité de rendu atteint de tels niveau dans un logiciel CAO, on se demande ce quelle va être la plus value de logiciels tels que Showcase, RTT ou Lumiscaphe. Mental images promet que le paramétrage des scènes est très simple : une source lumineuse ou un environnement HDR suffisent pour éclairer de manière physiquement correcte une scène. Reste à juger la facilité avec laquelle les matériaux sont appliqués aux différents objets.
NVIDIA estime que CUDA reste le meilleur interface pour tirer profit de la puissance du GPU. Il relativise cependant la situation en présentant CUDA comme le moyen le plus rapide et le plus simple, mais s'accorde à penser que CUDA et OpenCL sont équivalents sur le plan des performances. Aux critiques qui mettent en exergue le caractère propriétaire de l'architecture CUDA, NVIDIA répond qu'il est très présent sur la technologie OpenGL puisque Niel Trevett de NVIDIA est l'un de ses initiateurs. NVIDIA promet également d'intégrer dans l'année iray à SceniX ce qui permettrait de simplifier les développements d'outils de visualisation photo réalistes. Quant à iray dans les logiciels DCC d'Autodesk, NVIDIA a rappelé que la version stand alone de mental ray commercialisée par Autodesk intégrait déjà iray. Il a également mentionné un post dans un forum montrant que iray était déjà présent dans les logiciels 2011 d'Autodesk, sous forme désactivée. Notre analyse
Un autre enseignement peut être tiré de l'évolution de l'activité de NVIDIA. Hier constructeur de puces 3D, aujourd'hui son activité s'est diversifiée : fournisseur de technologies pour le jeu vidéo (moteur PhysX), conseil et développement d'outils, éditeur de logiciel (mental images)... A force d'étendre le spectre de ses interventions, NVIDIA peut rentrer en concurrence avec ses propres clients. On ne sait plus très bien où commence et termine le métier de NVIDIA. Ce mélange de genres, nous l'avons senti à plusieurs reprises lors de la conférence. Pour le moment, cela ne semble froisser personne, mais l'équilibre est assez fragile. Il ne faut pas cependant surestimer le risque, puisque dans tous les domaines où le caméléon intervient il a de bons compétiteurs : Havok, Bullet, vRay, RenderMan... Ces alternatives crédibles, éloignent donc les risques de monopoles ; une perspective que tous les utilisateurs d'outils DCC souhaitent éviter pour ne pas voir se reproduire la situation dramatique dans le domaine DCC où Autodesk possède les trois principaux softs 3D. Reproduire en temps réel une vision réaliste est un challenge immense et NVIDIA semble bien parti sur cette voie !
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Verdict...


NVIDIA Round Table Meeting








