| CARRARA
STUDIO 1.1 d'Eovia
dispo. PC/MAC (test oct. 2001)
Vous recherchez un package 3D à un prix modéré
? Carrara Studio est-il fait pour vous ?
Une
interface originale
Eovia
n'a pas pour habitude de proposer des interfaces utilisateurs
conformistes. Amapi (autre logiciel phare de l'éditeur)
doit une partie de son succès à son interface
particulièrement déstabilisant pour les
novices et si efficace pour les experts ! Le design
de l'interface de Carrara est proche de celui de Bryce
ou de Poser et trahi ces origines (logiciels développés
à l'origine par Metacreation). Les professionnels
resteront certainement sceptiques au design de l'interface
et concentreront leurs jugements au niveau de l'ergonomie
et de la productivité. L'affichage de la fenêtre
principale est optimisé pour une résolution
1024x768, pour des dimensions supérieures, il
est possible de redimensionner les zones de travail.
Le
déplacement des objets 3D dans l'espace est simplifié
par leurs projections sur les trois plans. On peut travailler
avec une représentation ombrée (possibilité
d'afficher les textures). Dans ce mode, l'éclairage
n'est pas réactualisé avec le déplacement
des sources lumineuses. Pour cela, il suffit d'utiliser
le rendu rapide qui s'effectue dans une zone définie
par l'utilisateur. Même avec un grand nombre de
polygones, l'affichage reste fluide.
Importer
/ Exporter
Carrara
se révèle assez généreux
en matière de formats supportés : 3DS,
OBJ, RayDream, Infini-D, 3DMF. A l'exportation nous
noterons la présence de deux formats web incontournables
: VRML et MTS (Viewpoint). Les fonctions d'exportation
sont particulièrement puissantes puisqu'elles
traitent à la fois la géométrie
et les textures (dimension, compression). Le résultat
est excellent pour le MTS (même taille de fichier
que pour 3DS Max). Dans ce format, Carrara ignore les
textures de réflexions à l'exportation,
alors que 3DS Max plaque les textures de réflexions
comme diffuse (rendu psychédélique garanti
!). L'objet MTS produit par Carrara pourra être
enrichi de Lightmap grâce à Viewpoint Scene
Builder. Pour le VRML le résultat est moins convainquant
puisque les modèles générés
(même s'ils incluent les textures) sont beaucoup
trop lourds.
Le
format VET (ex-MTS) profite d'un nouveau module d'export
(téléchargable sur le site d'Eovia). Il
s'agit de WebXport (3Mo), il reprend les principales
caractéristiques de l'export VET de 3DS Max,
avec une meilleure gestion des textures.
Nous
avons essayé l'importation de quelques objets
".3DS" : la géométrie des objets
et les textures sont parfaitement converties (seuls
quelques défauts au niveau de symétrie
et du positionnement de sous-objets sont à déplorer).
La
modélisation
Vous
désirer modifier un objet ? Double-cliquez dessus
pour passer en mode modélisation, vous pouvez
alors modifier des points, des faces, subdiviser ou
extruder des parties... Les outils sont multiples et
les opérations nombreuses. Lorsque l'on est en
édition de polygones, l'écran est divisé
en quatre (tout comme Max) et l'on peut réaliser
des opérations booléennes, des sélections
multiples (aimant), froisser/lisser et subdiviser. Les
splines sont aussi au menu. Notons également
la présence de metaballs. On a beaucoup parlé
des metaballs comme méthode de construction 3D
il y a quelques années (Softimage 3D 3.0). Mais
tous comptes faits, peu d'infographiste utilise réellement
cette méthode, car la présence de metaballs
ralenti sensiblement l'affichage.
Les
matériaux et le rendu
La
gestion des matériaux et textures est d'un bon
niveau, avec la possibilité de mixer différentes
caractéristiques. Les matériaux peuvent
être attribués par glissé-déplacé.
Les textures procédurales sont de bonne qualité
également. Dans cette étape, l'interface
est particulièrement agréable, et l'infographiste
peut prendre son temps à peaufiner les textures
comme bon lui semble. Le rendu est de type RayTracing.
Il est rapide et efficace, mais à l'heure d'une
surenchère dans le réalisme, on est surpris
qu'Eovia n'ait pas intégré la radiosité
ou l'illumination globale. Au chapitre de l'animation,
les spécialistes regretterons l'absence de fonctions
indispensables. La fenêtre story board multilpie
les vues à la manière d'une pellicule
et offre une approche très visuelle.
Pour
quel usage ?
Le
nouveau logiciel d'Eovia regorge d'initiatives originales,
mais la prise en main du logiciel reste délicate.
Pour ceux qui sont déjà habitués
à un soft 3D des heures d'adaptations seront
nécessaires. Pour les novices, le soft est excellent
pour se faire la main à la 3D. Ils seront charmés
par le look de l'interface, et par les effets spéciaux
facilement déployables (feu, nuages...). Ils
apprécieront la présence de modèles
3D, de textures facilement utilisables (drag and drop).
Le soft a l'avantage d'être stable sans nécessiter
une surenchère de ressources. Dans tous les cas,
essayez-le avant de l'adopter (cf. site d'Eovia).
Pour
une utilisation web 3D, le soft permet d'exporter vers
le VRML et le format Viewpoint. Carrara est particulièrement
puissant dans le format Viewpoint. On regrette qu'Eovia
ne propose pas le format web 3Space (libre d'utilisation)
qui est déjà disponible sous Amapi.
Les
professionnels de la 3D auront un regard assez critique
par rapport à Carrara. Ils reprocheront le fait
que de nombreuses fonctions implantées ne sont
pas assez puissantes. En modélisation pure, Eovia
a conscience des lacunes de son poulain (pas de modélisation
polygonale de surfaces organiques...) c'est pourquoi
le package comprend aussi Amapi 5.0. Pour convaincre
le milieu professionnel, Eovia devra faire évoluer
son outil au niveau de l'ergonomie et de la productivité.
Liens
téléchargez
une version d'évaluation de Carrara : download.
>eovia
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