CORTONA
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Depuis
l'arrêt brutal du player VRML Cosmo player (SGI), l'avenir
du VRML semblait menacé car les autres players VRML
restaient très limités (graphismes médiocres,
accélération hardware buggée...). Parallel
Graphics et Blaxxun ont heureusement proposé des plug-in
VRML de qualité et innovants. Cortona est devenu le
standard des players VRML.
Cortona
bénéficie de la politique dynamique de son éditeur.
En effet, Parallel Graphics est certainement l'éditeur
le plus actif dans le domaine du VRML. Il propose de nombreux
outils de création et des exemples d'utilisation. L'interprétation
des fichiers VRML au sein de Cortona est excellente. Les seules
limitations proviennent du format VRML lui-même et non
du viewer. L'accélération Hardware propose le
choix entre Direct X et Open GL (essayez les deux, car ils
donnent des résultats différents). Cortona propose
plusieurs options accessibles depuis le menu contextuel (bouton
droit). Vous pouvez choisir votre point de vue (si différentes
caméras ont été définies), le
mode d'exploration (examine-fly), le mode d'éclairage,
l'affichage plein écran/fenêtre... L'essentiel
est là, mais malgré tous ces raffinements la
manipulation des objets n'est pas intuitive. Le VRML est adapté
à la visite virtuelle, mais même dans ce domaine
l'ergonomie n'est pas optimale.
Le
VRML manque de souplesse notamment dans les réglages
de textures ou les possibilités d'ombrage et reste
limité par rapport à d'autres technologies propriétaires.
Mais il ne faut pas tomber dans l'excès inverse et
limiter le rôle du VRML au simple format d'échange.
En effet, le principal problème du VRML est la qualité
des réalisations. C'est pour cela que Parallel
Graphics réalise aussi de très bonnes réalisation
graphiques pour soutenir son produit : une application de
design d'intérieur, la destruction de la station MIR...
Il est vrai que le développement de contenus VRML demande
plus d'efforts, mais au final, on peut obtenir d'excellents
résultats !
Villes-3d
propose des contenus VRML très intéressants
d'un point de vue esthétique. Le VRML a des atouts
sous-estimés : une bonne gestion des collisions,
la possibilité d'avoir un environnement sonore dynamique
(lorsque l'on s'approche d'un arbre les oiseaux chantent).
De surcroît il s'agit d'un format libre de droit, un
atout majeur dans le paysage folklorique des licences 3D !
Au chapitre des défauts, signalons l'absence de compression
géométrique et l'affichage assez lent. Pour
la compression, l'infographiste devra optimiser ses textures
et sa géométrie avant de générer
le fichier à publier. Désormais, avec l'intégration
d'outils de réduction de polygones directement dans
l'application 3D (Max, Cinema 4D...) cette limitation n'est
plus un soucis.
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