OpenWorlds
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Open
Worlds a montré lors du Siggraph 2001 un prototype
de son player (Horizon) VRML/X3D. La solution Open Worlds
existe en version Windows et Unix (SGI). Notre test porte
sur la version Windows. Pour se différencier de ses
concurrents, Open Worlds met en avant l'architecture ouverte
de ses outils via un SDK en C++.
Le driver
ne semble pas léger (env. 2Mo). Heureusement l'installation
est automatique. Le poids des scènes est très
inégal. Si certains objets pèsent moins de 100Ko,
d'autres modèles plus riches font 2Mo. Il s'agit vraissemblablement
d'un manque d'optimisation. Le rendu est particulièrement
intéressant, car il intègre de nombreuses inovations.
On notera la vitesse de l'animation tout à fait remarquable
et rarement saccadée. Le support de l'accélération
hardware Open GL n'est pas étranger à ce constat.
Le bump mapping est excellent, ce qui est fort rare dans les
technologies 3D temps réel. Toujours au niveau des
textures : les textures de réflexions sont excellentes.
Les ombres portées dynamiques (real time shadow) et
les réflexions sur surface planes sont-elles aussi
remarquables. Un mode de rendu cartoon peu intéressant
est également disponible (le shading est bon, mais
les contours ne sont pas assez fins). Globalement, le rendu
est convainquant, seul l'absence d'anti aliasing et quelques
bugs d'affichage viennent ternir le tableau. Des élements
2D peuvent être superposés à une scène
(et inclure des actions). La maniabilité n'est pas
le point fort de ce plug-in, mais elle est meilleure que celle
des autres players VRML. La fonction zoom (en mode examine)
et le mode walk ne sont pas assez intuitifs. Toutes les technologies
qui mobilisent le bouton droit de la souris pour gérer
les préférences (VRML, Shockwave 3D) partent
avec un handicap certain au niveau de l'ergonomie. Les sènes
de démonstration nous ont permis d'apprécier
la présence du son et l'animation de personnages.
L'ouverture
du code permet effectivement de faire correspondre la solution
d'Open Worlds à ses besoins .
Mais il s'agit d'un faux avantage : là où certaines
technologies permettent de définir ses éléments
via une interface de création graphique, Open Worlds
impose la saisie de lignes de codes en C++.
Le
bilan de cette technologie est mitigé : d'un côté
l'éditeur fait preuve de modernité au niveau
du rendu et du support X3D et d'un autre côté
les outils de développement reposent sur du 100% programmation.
Cela risque de freiner beaucoup webmasters.
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