Shockwave
3D
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Macromedia
s'était déjà exercé à la
3D il y a quelques années avec Extreme3D, un modeleur
3D sorti dans l'indifférence. Cette fois-ci, l'éditeur
a bien préparé son entrée sur la scène
web 3d. La sortie de son plug-in en avril 2001 a été
suivie par la disponibilité de son logiciel auteur
Director Shockwave 3D 8.5. Beaucoup d'infographistes espéraient
voir la 3D débarquer en force avec Flash, devenu
un standard incontournable de la Toile. Macromedia a préféré
ajouter la 3D à son environement de développement
multimédia : Director. Il s'agit dun lifting majeur
pour ce logiciel, qui regagne d'intérêt. Pour
les infographistes voulant désespérémant
rajouter de la 3D à Flash devront se rabattre sur les
moteur de rendus vectoriels (Illustrate !, Vectra 3D ou Swift)
ou bien sur Viewpoint qui parvient à associer 3D et
Flash.
Le moteur
de rendu temps réel co-développé avec
Intel est très séduisant sur le papier. Dans
la pratique, laqualité graphique est moyenne. Macromedia
a introduit (version 8.51) une fonction anti-aliasing permettant
de lisser les objets, dans la pratique la mise en oeuvre de
cette nouvelle fonction est délicate. On apprécie
la qualité de l'import des modèles 3D en provenance
du modeleur : les textures de réflexion,
le masque alpha, les bones... Peu de fonctions ont été
oubliées. Shockwave détecte la présence
d'un accélérateur 3D afin de doper la vitesse
du rendu. Citons également la présence de particules,
brouillards, textures vidéo (Real)... S hockwave
3D ne manque pas de fonctions ! Par contre certaines fonctions
ne nous ont pas convainqu : Intel et Macromedia insistent
sur la réduction polygonale et l'adaptation des performances
au poste client. Dans la pratique, les fichiers Shockwave
3D sont plus gros que ceux produits avec d'autre technologies,
et l'affichage réclame des configurations plus puissantes.
Les éditeurs
de soft 3D à qui l'on annonce un développement
"fulgurant" des applications web 3D, ont apporté
leur soutient au nouveau format .w3d de Macromedia. Même
le VRML n'a pas connu un élan aussi généreux
! Tous les softs 3D ont développé un exporter
vers Shockwave : Lightwave 3D, 3DS Max, Maya, Cinema4D...
C'est assez surprenant : généralement, le développeur
du plug-in d'export est généralement l'éditeur
de la technologie web3D ! Discreet s'est même associé
avec Macromédia (les deux éditeurs habitent
San Francisco) pour vendre 3DS Max avec Shockwave. L'export
3DS Max pour Shockwave est d'un bon niveau, on apprécie
la présence de statistiques d'export, regrettons simplement
que la fenêtre de visualisation est disponible qu'à
la fin de la procédure. Alias!Wavefront réalisé
pour Maya une application dédiée à l'export
Shockwave 3D.
Sous Director,
la 3D subit le même traitement que les autres médias.
Une fenêtre de visualisation permet de consulter ses
objets. Grâce aux extentions Lingo, il est possible
de développer des scènes interactives. Si Director
ne vise pas le secteur du jeux vidéo CD-Rom, Macromedia
peut se comparer aux ténors des jeux 3D pour le web.
Les possibilités de développement sont très
étendues.
Espérons que la 3D soit encore mieux intégrée
dans les prochaines versions de Director, car l'ensemble est
assez peu ergonomique comparé à des d'autres
technologies 3D. La time line de Director n'est peut-être
pas le meilleur support pour l'interaction 3D. Par ailleurs,
on aurait apprécié une meilleure association
entre la 3D et la 2D (par exemple des "calques"
2D sur des objets 3D...).
Malgré
tout, il faut bien reconnaître que Macromédia
signe une excellente solution web3D, qui séduira de
nombreux webmaster par ses caractéristiques et la renommée
de l'éditeur.
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